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2. Dans le de Cousis corrujifnrum ortium et le do Trodendis disci/i/hiis.
vaucher, et devait souffrir qu'on lui barbouillât le visage de la manière que le latin seul pourrait expliquer '. « C'est ainsi, dit Erasme, que l'on débute dans l'étude des arts libéraux! » La grossièreté brutale des régents valait celle des écoliers. L'usage de frapper les enfants était général. On les attachait nus à un poteau, et plus ils niaient la faute qui leur était reprochée, plus le bourreau redoublait ses coups. « C'est à la charrue, s'écrie Érasme indigné, qu'il faut renvoyer de pareils maîtres, dignes d'effrayer de leur voix tonnante les bœufs et les ânes. Oses-tu bien entreprendre d'instruire les autres, toi qui n'as rien appris? Oses-tu bien, stupide bourreau, déchirer à coups de fouet des jeunes gens d'esprit et de bonne famille que tu es plus capable de tuer que d'instruire? Et c'est dans ce lieu que les Grecs ont appelé ct'/oX-}], du mot qui veut dire loisir, et les Latins Indus, que tu exerces une tyrannie qui dépasse celle de Phalaris - ! »
Là, plus que partout ailleurs, s'étaient enracinés les vices de l'enseignement scolastique. Les régents maintenaient la méthode qui avait sul^stitué à l'étude directe des auteurs celle des compilations et sommes de toutes sortes, utiles sans doute aune époque où l'on n'avait pas d'autres moyens de centraliser les débris épars de la science humaine, mais si propres à rebuter la jeunesse. Une autre cause, particulièrement signalée par Vives, privait l'enseignement de l'un de ses plus utiles effets, qui est le passage intelligent d'un ordre de connaissances à un autre « Les modernes, écrivait-il avec un grand
1. « Ad id adliiliotnr lotiuiii aut si iiiiiil ru'diuïJ lutio. » Drclani. do. piieris insliUiendis.