V. le traité do PassioJii/jus
4. T. XVI, de Relii/ioso loricnto, apodixis xn (1665). îj. V. Métnoires de Trévoux, juin 1714.
Qui pourrait imaginer que, sous la plume bienveillante de l'abbé Richard, prieur de Beaulieu, ce même Erasme va revêtir la robe giave et austère d'un docteur catholique? « Jamais docteur catholique n'a été plus noirci et plus maltraité par la médisance c|ue lui ; et jamais docteur catholique ne mérita moins un si cruel traitement. Dieu voulait humilier ce grand homme et éprouver sa fidélité pour le service de son Eglise, en permettant ces calomnies, et qu'il fût inutilement pressé de toutes parts de sortir de son sein, afin que sa fermeté de diamant fit revenir ceux qui s'en étaient séparés, ou pour le moins cju'elle arrêtât la plus grande partie de rx4.11emagne dans la foi catholique par la considération qu'Erasme y demeurait inséparablement attaché '. » Erasme, je le crains, eût souri de l'éloge. Mais eût-il gardé son sérieux, quand il se serait entendu appelé par l'abbé Richard « un autre Jérémie envoyé dans le quinzième siècle pour pleurer sur l'état de l'Eglise et en représenter tous les maux % » et plus loin \q panégyriste constant de l'état religieux! L'abbé Marsollier, comparant les apologies d'Erasme aux lettres de saint PauP,
1. Sentiments d'Erasme, de Rotterdam, conformes à ceux de l'Église cnthùUqn'; sur tous les points; controversés, dédiés au roi de la Grandeliretagnr par ,1. Uii'liai'd, iiiieur de Beaulieu-Sainl-Avoye. A Cologne, chez Adrian le Jeuno, 1688. V. pi'éface. C"est de J. Richard que dit avec esprit l'abbé Marsollier : h Le premier apologiste d'Érasme était un janséniste. Je ne sais ([ucl intérêt ils prennent à Érasme. Son meilleur ouvrage est le Traité du libre arbitre. »