‹ ErasmeChapitre 242 sur 247 · Chap. I · texte numérisé non relu

Chap. I

3. Apologie ou jiistijirnli<))i il' Erasme, par l'ablir .Marsidlitîr. Paris, l!abuty, in-12. 17i:i. Les .Méimures de Trévoux juin I71'n, jiarlcnl d'uni' réjionsc à l'aldié Marsollier. attriliiiéc au P. de Couraycr. — Va\ ITI'.t parut à Paris une Critique de l'apologie d'Erasme di' M. l'abbc Mars(dlier, ]iar ***. Ce sont quatorze lettres écrites dès 171.'», el que l'auteur adressait à .M. l'ahbé de fiuyot, prévôt d'OrauKe, frère de mouseifjneur l'évê- (pie de Cavaillon. La conclusion est qu'Érasme est pélayien et arien. Les

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et M. de La Bizardière l'appelant un Père de l' Eglise nous paraîtront sans doute appartenir à ce groupe d'esprits plus honnêtes qu'avisés, très-capables de compromettre les thèses édifiantes qu'ils soutiennent '.

Est-ce au groupe des sceptiques qu'il faut demander le dernier mot sur Erasme ? Par une rencontre singulière, ceux-ci semblent parfois faire écho aux apologistes pieux et naïfs de tout à l'heure. Guy Patin dira : « Erasme fut. après saint Augustin, le plus bel esprit du christianisme-. » Le cardinal de Retz écrira de son côté : « Il ne manque à Erasme que l'antiquité pour être compté parmi les Pères de l'Eglise ^ » Mais, sans nous arrêter aux paroles elles-mêmes, c|uelle est au fond la vraie pensée des sceptiques sur Erasme, et pourquoi entre eux et lui ces signes d'intelligence, qui font penser aux sourires des augures? Erasme, nous diraient-ils, s'ils parlaient une fois sans détour, fut un sage tombé pour son malheur dans un siècle de passions ardentes, et qui voulut garder jusqu'à la fin la tête froide et le cœur libre. Avant nous, il avait compris que prétendre voir clair dans les choses de ce monde et surtout résoudre l'énigme de Vau delà, c'est org'iieil ou folie; cpe le philosophe assiste en curieux à la comédie humaine, et s'amuse de l'intrigue, sans troubler son plaisir par l'im-

Mém. de Trévoux (mars 1723), les attribuent au P. Gabriel Vieilh. On les trouvera à la suite de Y Histoire d'Érasme, par .M. de la Bizardière, 1721; 1 vol. in-12.

1. Ainsi M. de la Bizardière parlant de la sage conduite d'Erasme au milieu de la Réforme : <■ On pourra dire de lui qu'il a été semblable aux poissons de la mer, qui ne contractent point l'amertume de l'élément dans lequel ils vivent. » Hist. d'Érasme, p. 103.

2. V. les lettres du 13 mars 1648, 5 uov. 1G49, 10 sept. 1GG7, 27 niai 1639 (-Xpassim.

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