‹ ErasmeChapitre 25 sur 247 · I.HAS.MK l)()f;Ti;ril KN THEO Loi.li; l.lllli · texte numérisé non relu

I.HAS.MK l)()f;Ti;ril KN THEO Loi.li; l.lllli

me fonl souvenir que ma \ie. qui s éiuuie ;i[)|)r(Klie de riiiver ot do la froide vieillesse. » Ce fut à Turin, où il arriva à l;i fin de siq^leiuln-e IMOC». qu'l^^rasme, eédani aux conseils de ses amis. |^»ril le «^rade de doetein' en fhéologie '.

De Turin Erasme passa à Bologne on il r<'*sida jusipi'à la tin de 1S07. " Nulle année de ma vie, écrivait-il plus tard, n'eût été plus maussade pour moi, sans l'intimité de Paul Bombasius, qui me consola ". » C'était en effet pour Erasme jouer de mallnnu* que d'arriver à Bologne pour voir l'entrée triomphale de Jules 11, vainqueur des Bentivogli, et qui s'avançait par les rues portant une mitre en forme de casque (M novembre 1506) ^. Les satiriques allusions qu'il lança contre ce pape montrent comlùen il fut frrdssédu spectacle de cette pompe si peu chrétienne. I)(»s mésaventures personnelles vinrent encore aigrir son esprit. Ses compagnons ne cessaient après boire de se cjuereller et de se battre. On tirait l'épée, puis il fallait d'interminables libations pour ramener une paix incertaine et de courte durée. Erasme quitta le plus vite qu'il put une société qui lui était devenue odieuse. Il n'y eut pas enfin jusqu'à son vêtement qui ne faillît un jour mettre sa vie en danger. D'après un règlement du conseil de la ville, tous les étrangers devaient être visités par un médecin, et ceux qui étaient atteints d'une maladie contagieuse portaient nn linge bbinc attaché h l'épaule, pour qu'on put les

1. Le diplôme daté du 4 septembre 1."j06 est inséré dans les Leftrr.stl'Érasrne à Anievbdch puijliées à Bàle en 1779 (in-12, 123 pages).

2. Catal. — Bombasius, professeur de langue grecque, devint secn''laire du cardinal Pucci et périt au siège de Rome par le connétable dr Bourbon (1529). Il fut en grand commerce de lettres avec Érasme.

'{. Vincent le Mantouan a parlé de cette entrée de Jules II dans ir iV chant du pot-me intitulé \' Mlm.X ,('nr»t. illu-it. /lorf.Itn/.. t. M. p. !i'ih.

36 VIE nÉRAS:\IE.

apercevoir de loin ot tuir leur approche. Le rabat blanc que portait Érasme sur sou hal)it de chanoine le fit prendre pour un pestiféré, et comme il paraissait ne chercher à éviter personne, on le poursuivit en criant: Tuez le chien ! tuez le chien ! un prêtre passa et murmura à voix basse et en latin : les ânes ! mais il ne fit rien pour délivrer Érasme. Celui-ci se tira à grand'peine de ce ridicule danger et demanda à Jules II de ne plus porter le rabat. Le pape le lui permit à la condition qu'il serait toujours revêtu de l'habit ecclésiastique. Léon X confirma à son tour cette exemption ^ (-e fut le seul signe extérieur que garda Érasme de rengagement qu'on lui avait imposé, et l'on ne voit nulle part qu'il en pratiquât jamais les autres devoirs. Dans la lettre qu'il écrivit à ce sujet à Grunnius, il déclare qu'il n'est pas plus lié par ses vœux que « s'il avait juré de commettre une action honteuse à des pirates qui l'auraient menacé de le faire mourir. » Léon X accepta les raisons d'Érasme et dit : « Le Christ aime la piété libre et non les prisons d'esclaves. »

Au milieu de ces contre-temps, la vie d'Erasme à Bologne fut encore active et laborieuse. On le pressa de faire des leçons publi(|ues; il s'y refusa, persuadé (ju'on se moquerait de sa prononciation étrangère. D'ailleurs. il était surtout préoccupé de refondre entièrement le livre des Aclayes, doni la première édition, publiée à Paris, ne lui paraissait digne ni du sujet ni de luimême. Ce fut pour surveiller l'impression de cette édition nouvelle qu'Erasme se rendit à Venise à la lin de |')07, l'aiiiiée meniez oi'i Louis XII l'epiciiait (lêncs.

On a (lit (h^ N'enisc; qu'elle était la llollaiidc <hi

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