‹ ErasmeChapitre 28 sur 247 · F.p. IfiR · texte numérisé non relu

F.p. IfiR

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ecclésiastiques, il était néanmoins tort éloigné de la pensée de se fixer à Rome. L'heure à vrai dire était peu favorable. Jules II se préparait, selon la funeste convention de la ligue de Cambrai, à porter la guerre sur le territoire de Venise. On prétend même, mais sans preuves concluantes, que le belliqueux pontife, qui avait, disait-on. jeté dans le Tibre les clefs de saint Pierre pour ne conserver que l'épée de saint Paul, fit demander à ïlrasme par le cardinal Raphaël de Saint- Georges d'écrire une apologie de sa conduite. Erasme, dit-on, aurait composé un premier discours où il dissuadait le pape d'entreprendre cette guerre ; et seulement dans un second, il énumérait, sans chaleur ni conviction, les raisons bonnes ou mauvaises qui pouvaient la justifier. Ces deux discours ne se retrouvent ])as dans les œuvres d'Erasme, non plus qu'un traité contre la guerre intitulé Antipolemus, que ses biograjdies rapportent au temps de son séjour à Rome, et qui lie fut sans doute jamais imprimé. Sans même alléguer la complainte de la Paix ({ue des juges sérieux ont déclarée apocryphe '. Erasme a dans ses livres trop souvent parlé des maux de la guerre pour ({uc la perle ou lauthcnticité douteuse de ces divers ouvrages apporte quelque duute sur la connaissance exacte de ses sentiments à cet égard.

Ce ne fut (l(»nr pns. on peut le croire, un avertissement sévère de Jules 11 qui décida Erasme à quiller Kome, mais plutôt le s|)ectacle ii-rilanl de ses préparatifs (le guerre (-(inil'' une \ille li(is|iil;ilièl'e aux Muses de lu paix. \)r IJinue. il alla reUoux er à Sieiuu' iarche- \éque de Sainl-Arnlre. el \isilaavec lui l'Italie méi-idio-

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