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o/i VIE U ÉRASME.

avec plusieurs savants, avec Jlichard Pace qui dans un de ses ouvrages le représentait comme « odieux aux théologiens et toujours affamé ' ; » avec Fliistoriograplie du roi, Bernard Andréas ; avec Thomas Lupset qui occupait à Oxford la chaire de rhétorique. Les affaires politiques disputaient de plus en plus le roi aux loisirs des helles-lettres. Toutes ces causes avaient détaché Erasme de l'Angleterre. Il y fit un dernier voyage au mois dv mars 1515 et quitta hientôt ce pays qu'il ne devait plus revoir.

Quoi qu'en ait dit Tabréviateur de Jortin -, il parait bien, à lire sans parti-pris les lettres d'Erasme, que, déjà fatigué de l'Angleterre, il eut alors sérieusemenl la pensée de retourner à Rome. Il s'était même mis en route en 1514, espérant trouver dans les bibliothèques de Rome des manuscritsutilespourFédition gréco-laline du Nouveau Testament à laquelle il travaillait avec ardeur; mais à Bàle, chez l'imprimeur Froben, il avait rencontré de si précieux auxiliaires dans les trois frères Amerbach, qu'il s'était décidé cette année à suspendre ses projets.

L'état de Rome d'ailleurs devait séduire Erasme et l'y attirer. Les trois premières années du règne de Léon X n'avaient pas démenti les promesses de son avènement. La faveur était revenue aux hommes de lettres. Bembo et Sadolet étaient secrétaires aposloli(pies; lîeroaldo le jeune avait la conservation de la bibli()thè(|ue du Vatican : le |»ii|)c l'iiisiiil inviter .Icini Lascaris et Marc

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