‹ ErasmeChapitre 37 sur 247 · NOUVEAU TESTAMENT GREC-LATIN · texte numérisé non relu

NOUVEAU TESTAMENT GREC-LATIN

lui causa les plus agréables impressions. « 11 me semble vivre, écrivait-il à Jean Sapidus, dans la plus plaisante Académie '. » Cependant il ne voulut encore prendre aucun engagement avec Froben qui cherchait à le retenir par l'ofFre d'une pension.

On sait tout le bruit que lit l'apparition de l'édition gréco-latine du Nouveau Testament. Ce n'est pas ici le lieu d'en rechercher les causes. Nous n'avons encore à considérer cet ouvrage que par son côté, pour ainsi dire, extérieur, et à suivre les conséquences qu'il eut bientôt sur la vie d'Erasme.

L'édition d'Erasme était véritablement Yeditio princeps, puisque la Bible polyglotte de Ximénès, dont le texte grec était déjà imprimé, ne parut qu'en lo22 ^. Erasme avait collationné les plus anciennes éditions greccpies. Des collèges et des monastères lui en envoyèrent plusieurs ; Colet lui adressa deux anciennes éditions latines dont les caractères étaient si difficiles à déchiffrer cju'il lui fallut, dit-il, recommencer à apprendre à lire'. Erasme écrit lui-même cette note qui précède l'Evangile de saint Marc : « Nous courons de haut en bas sur nombre d'éditions grecques, latines et hébraïques, cherchant, comme on dit, une épingle dans une botte de foin. Comment celui-ci traduit-il tel passage? Comment celui-là l'a-t-il lu et interprété? Quelle correction a-t-il faite? Quel sens devons-nous adopter, quand les éditions latines ne s'accordent pas avec les éditions grecques, ni les hébraïques avec les unes et les autres, et quand les éditions dans une même langue

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