A/>p. Ep. 82. —2. Ep
3. App. E]). 160. — Co petit dialogue de 30 pages grand in-8° se trouve H la Hiljliotlièque Mazariiic, et fait suite aux actes du premier eoncile de Pise, Paris, 1672, sous ce titre : Dinlognx viri cujuspinm eniilitissimi l'pslivus snne et nlegans. .M. Duraud incline à croire c[ue ce paniphltil est bien réellement d'Erasme: mais les preuves ipi'il donne, fondées jtarticuliérement sur des raitprochements d'expressions, ne nous paraissent pas assez i-oncluantcs jiour infirmer la déclaration positive d'Érasme. V. la notfi L au tome II d' Éro.^wr prt'ri/rspi/r f>f inifiofi'nr r/p f'psprit moderne.
CONTROVERSP: avec: le FKVIIE DETAPEES (1517). 71
maître de lui pour uc senj^a^cr avec aucun parti, sans perdre le droit d'avertir Tun et l'autre. (y»Hait trop présumer de l'éqidté d'autrui et de sa propre prudence. Par un singulier contraste, il aura en même temps le goût et l'impatience du repos; il ne saura, dans la crise de la Réforme, ni s'abstenir rigoureusement, ni s'y jeter avec résolution, pour 1(^ bien public. Pourra-t-on s'étonner qu'un tel rôle, si contraire* en tout temps aux exigences des partis, apporte le trouble dans sa vie et la remplisse d'amertume ?
En 1517 il avait engagé une première polémique contre Le Févre d'Etaples. C'était jouer de mallnmr que d'avoir tout d'abord pour adversaire public l'homme que Thomas Morus a appelé un peu solennellement « le rénovateur de la dialectique et de la philosophie ' ; » qui du moins avait avec Erasme bien des points de contact, le même mépris des scolastiques, la même passion pour le grec, la même tendance vers la libre pensée dans sa forme discrète et mesurée. Le débat portait sur les paroles du Psalmiste appliquées au Christ par saint Paul : « Minuisti eiim paulo minus ah angelis ^ » LeFèvredans ses Commentaires publiés vers lol2 avait préféré la variante a Deo, alléguant qu'elle était, de l'avis même de saint Jérôme, plus conforme au texte hébraïque. Mais Erasme trouvait d'égales diflicultés aux deux versions et une sorte d'injure faite à Dieu ou au Christ. Le Fèvre répondit avec violence. Erasme écrivit alors sa première Apologie^ déclarant qu'il avait rompu le silence parce qu'un homme de bien ne doit pas négliger sa réputation, et que le devoir de la piété est de repousser l'accusation d'impiété. D'ailleurs il voulait, dis;iit-il, ne se servir