Ep. Mori. Ep. I. — 2. Épitre nn.r Hébreux, oh. ii, v
72 VIE DERASAJE.
encore que du bouclier ' , tout prêt à rendre à Le Fèvre son ancienne amitié. « Il n'est pas difficile de faire revenir celui qui liait à contre-cœur ^. "
La courtoisie de cette réponse n'était faite pour blesser personne. Ce fut là cependant le motif apparent qui éveilla entre Erasme et Budé les premières susceptibilités. Celui-ci avait mauvaise grâce, il faut l'avouer, à se 'donner auprès d"l"]rasme parvenu à cinquante-deux ans le rôle d'un conseiller ami, mais un peu grondeur. Il blâma son Apologie comme n'étant ni opportune ni modérée; il reprocha même à Erasme de se montrer troj» soigneux de sa renommée, trop attentif à l'opinion publique. Il voulait obtenir de lui la promesse qu'il garderait le silence, si Le Fèvre renouvelait l'attaque \ Erasme répondit que Budé avait sans doute lu son Apologie « en baillant et à bâtons rompus: « de Budé sommeillant il en appelait à Budé éveillé; mais enfin, piqué au vif par de nouvelles instances, il lui échappa d'écrire : '< Pourquoi fallait-il vous consulter plutôt que mes amis? |]tiez-vous le seul qui eussiez à prononcer sur ce ({uil convenait de faire ? Les autres n'avaient-ils pas aussi des yeux '* ? <>. La correspondance d'Erasme et de Budé se ressentira de cette première défaillance d'amitié : sous If's (doges affectés perceront [ilus souAcnl h^s (•riti([ues ♦•t les restrictions malignes. Mais dans ces sortes de passes d'armes entre les deux plus grands érudits de l'époque, l'avantage restera à la légèreté vive et soupir d'Erasme. Budé est li-op embarrassé dans son latin énergique et pesant, il ne peut suivre le jeu rapide et adroil (b> son adversaire. Jù'asinc. avec un aii' de sinqdicilt', Ini dir;i |)ar exeniplc ((ii'il s'csl r;iit lire sa longiif Irtiic ;q>rès