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procuré un avantage nouveau. Celui qui a apporté et donné ce vin n'a-t-il pas donné la vie plutôt que le vin ' ? »
Après un séjour de trois semaines à Constance, Erasme revint à Bâle. Malgré les soucis d'une santé fragile et comme de verre, disait-il lui-même, il était loin de suspendre ses travaux, et par ce caractère d'activité intellectuelle, que les maladies physiques ne semblaient pouvoir même ralentir, il fait penser à Voltaire. La préface de saint Ililaire, condamnée plus tard à Rome comme paraissant favorable aux Ariens, la paraphrase de l'Evangile de saint Mathieu dédiée à Charles- Quint, son apologie sur l'interdiction de la chair des animaux, sont de 1522. Erasme goûtait particulièrement le travail des paraphrases; il y oubliait volontiers les controverses ardentes du temps présent. L'année suivante, il ajouta à sa paraphrase de saint Mathieu celle des trois autres évangélistes. Celle de saint Jean fut dédiée à Ferdinand, frère de l'empereur (5 janvier 1523) ; celle de saint Luc à Henri YllI (23 août 1523); celle de saint Marc à François P' (15 décembre 1523). Enfin la paraphrase des Actes des apôtres fut dédiée au pape Clément YII ' (21 janvier 1524).
Mais Erasme fut bientôt arraché à ces calmes études par de nouvelles attaques tous les jours plus nombreuses et plus ardentes. L'Espagnol Jacques Lopez Slu-