‹ ErasmeChapitre 61 sur 247 · LE PAPE CLÉ.MKNT VIL · texte numérisé non relu

LE PAPE CLÉ.MKNT VIL

Quelques mois plus tard (23 septembre) mourait <'o pontife qui avait accepté avec courage les devoirs et les dangers d'une situation pour laquelle peut-être il n'était pas né. Lui-même sem])lait le reconnaître dans l'épitaplie qu'il avait composée pour son tombeau '. Erasme rendit hommage à Adrien, ne cachant pas toutefois qu'il avait prévu <• que l'on s'appuyait contre un mu'- qui menaçait ruine.» (-e fut Clément YII, de la famille des Mé- (licis, qui lui succéda, lîien inférieur à Adrien par ses vertus, il devait en outre montrer dans toute sa conduite cet esprit d'indécision qui commence tout et ne sait rien achever. Il tomba tout à la fois dans les pièges qui lui étaient tendus et dans ceux qu'il tendait lui-même. Erasme, fidèle à ses habitudes de ménagement et de prudence, ne manqua pas de chercher à se concilier le nouveau pape par sa dédicace des Act^s des apôti-ps et par ses déclarations de fidélité au Saint-Siège. Clément de son côté le traita avec distinction, et deux fois lui (Uivoya un présent d'argent -. Malgré ces faveurs, ]*]rasme reconnut bientôt que ce n'était pas le pontife que réclamait la grandeur des dangers présents. Jouant sur le nom de Médicis, il lui avait écrit: « Les graves et lamentables maladies de notre siècle réclament un grand médecin. » Clément YII ne fut pas cet homme qui faisait faute à l'Eglise, et l'histoire n'a eu qu'à confirmer le jugement d'I'^rasme, ({uand celui-ci le blâmait de changer sans cesse «ralliances « au lieu d'être le père commun, comme il convient à un pape '. " Palient, modér»' el dissimulé, mais d'une àme médiocre et timide, comme l'a

1. '< Adriniin^ \'l liir ^itn~ i^st. i|iii iiiliil silii iiifVliciiis iii vitn '|n;iiii i|iiod inip(îi;iret duxit. ".

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