‹ ErasmeChapitre 65 sur 247 · Plizer Lutlier's Leben, p · texte numérisé non relu

Plizer Lutlier's Leben, p

à Mélanchtlion tout lo dégoût que lui iuspiraieiit de tels apôtres : « Ils ont toujours à la bouche l'Evaniiile, la parole de Dieu, le Christ et l'Esprit ; et leurs mœurs, si vous les considérez, parlent un tout autre langage. Faut-il rejeter seigneurs, pontifes et évèques, pour avoir à supporter de bien plus cruels tyrans ? Vous direz que l'Evangile avait autrefois ses faux apôtres qui, sous prétexte de piété, travaillaient à satisfaire leur sensualité. Mais on voit les premiers parmi les évangélistes les traiter et les réchauffer avec tendresse : Capiton, chez lequel j'ai toujours flairé un esprit de renard, Hédion, Œcolampade, plus mesuré sans doute ({ue les autres, mais chez qui je voudrais plus de sincérité évangélique. Zwingle mêle à toutes choses un esprit séditieux. Je ne vous parle pas des autres. Ils ne s'accordent pas avec vous, ils ne s'accordent pas entre .eux... Vous condamnez ceux qui rejettent les images comme une chose impie, et vous savez quels tumultes Zwingle a soulevés à propos des images. Vous enseignez que le vêtement n'a aucune importance, ils soutiennent <[u"il faut absolument rejeter le capuchon ; vous enseignez {[u'il faut supporter les évèques et les constitutions des évèques, <juand elles n'entraînent pas à l'impiété, ils enseignent que toutes les constitutions sont impies et anti-chrétiennes'. » ^Mélanchtlion déplorait amèrement ces violences, et s'ellorçait de dégager la doctrine du maître des excès de ses disciples, « Un philosophe ancien, écrivait-il à Erasme, disait «pi'il donnait ses préceptes de la main droite et <|ue ses disciples les recevaiiMil de la main giuiche - ; » mais bien des |);ir<il(',s <'\pi-t'ssi\('s, ipiil serait facile (h; re-

Page 1