‹ ErasmeChapitre 72 sur 247 · Ep. 820. — 2. Ep. 87G. — 3. Epistolx Vivis, ep · texte numérisé non relu

Ep. 820. — 2. Ep. 87G. — 3. Epistolx Vivis, ep

4. Ep. 747. — Cette année même (1525) Adelberg Meyer, favorable à la Uéfornie, redevenaitboiirgmestre eu charge. V. Coi^r. des réf., t. i, p. ;i58 Cependant le parti catholique dominait encore dans le sénat, etOEcolampade (le 6 février 1525) écrivait à G. Farel, toujours exilé à iMontbéliard, ipie Himeli, curé de Saint-Ulric à Bâle, avait été menacé d'une destitution, s"il ne céirbraitpas la messe selon le rite habituel. Y. Cvrr. des réf., t. 1, p. o35.

ractère. ni cette fermeté de principes qui imposent le respect, sinon la justice, aux adversaires eux-mêmes. Ses déclarations toujours renouv^elées étaient toujours mêlées de restrictions, qui en atïaiblissaient la force, et chacun des deuxpartissemontrait plus offensé de ses réserves que satisfait de ses concessions. C'est ainsi que sa réponse à la consultation du sénat de Bàle ' (i 525) renouvelle les attaques des catholiques. S'il condamne les violents qui se déchaînent contre les images des saints, les habits sacerdotaux, la célébration de la messe, il avoue, sans plus s'expliquer, qu'il y a « des plaintes fondées ; » s'il se déclare contre les moines qui rompent leurs vœux pour lâcher bride à leurs passions, u au surplus, ajoute-t-il, il vaudrait peut-être mieux pour le prêtre d'être marié que de vivre en concubinage ; » et dans ses lettres il n'hésite pas à approuver les mesures prises par plusieurs villes contre les moines, tout en regrettant qu'elles n'aient pas été promulguées par le pape et les évêques ■.

La cjuerelle sacramentaire provoquait en 1526 les plus graves divisions au sein de la Réforme, en Allemagne et en Suisse. Luther se déclarait prêt à mourir dix fois plutôt que d'abandonner le dogme de la présence réelle au sacrement eucharistique. Déjà, il est vrai, il se séparait de la tradition dans l'explication de ce mystère, [»uis(|u'ilremplaçaitla transsuI)slantiation catholique, (pii

1. Consilium xenntui ItnsUioisi in norjotio Lutheri onno 1525 dntum. — Cette iiiùce se trouve inti'fgraleiueiit pour la première fois dans la Vie (V Érasme, de Hess Salomon, 2» vol., p. 377.

2. Ep. 747, 734, 757. La réponse d'Erasme ayant iiani (''vasivc, le sriiat (le IJAJe avait annoncé que l'on tiendrait à Hâle une dispute dendigion. Mais l'inquiétude <[\ie l'insurrection des Hàlois de la campagne jeta dans les esprits fit différer ce j)r(>jet. V. Herzog, Vie /l'ŒcultiDipride, p. 103-105, et une lettre de l'ierrc Toussaiu à(i. Earol, Corr. des réf., t. i, p. 373.

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lie laisse plus subsister le pain après la consécration, par la consubstantiation, qui fait entendre que le corps (luC-hrist est dans le pain et le pénètre, comme la lumière pénètre le cristal. Dès 1523. Zwini>le attaquait la doctrine luthérienne, et enseignait que le pain eucharisli(|ue n'est que le symbole et le signe du corps de Jésus-Cdirist. Carlstadt, (Ju-olampade, Farel, Balthazar el itiini d'autres entrèrent dans la dispute \ mais, malgré les efforts de Bucer, qui s'entremit pour faire cesser ces divisions, là séparation du maître avec ses disciples s'accusait de jour en jour plus vivement. Curieux spectacle, (^n vérité, et qui témoigne à combien de hasards et d'aventures la foi religieuse est exposée, quand elle n'est [)as protégée contre les écarts du sens individuel par l'autorité d'un pouvoir supérieur et reconnu! ]^]rasnie, Fut malgré lui entraîné dans ce conflit, et, comme il arrivait toujours, il mécontenta les uns et les autres. (J']colampade avait soutenu l'interprétation zwingiienne dans un livre « de beaucoup de doctrine, » selon l'exl)rcssion de Bossuet -, et dans lecjuel Erasme reconnut ■' qu'il y avait de quoi séduire, s'il se pouvait et que Dieu le permît, les élus mêmes ^ » Comme le sénat de lîàle lui avait demandé à ce sujet une consultation on forme, il avait répondu au président en ces termes : " D'après le désir de Votre Hauteur, j'ai lu le livre de Jean Œcolampade sur h\s paroles de la Cène. A mon avis, il est savant, éloquent, étudié, j'ajouterais même pieux, s'il pouvait y avoir de la piété dans une opinion qui combat le consentement universel de l'Eglise, dont il est dangereux de se séparer. » Cette déclaralioji. si

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