‹ ErasmeChapitre 74 sur 247 · Up. Gersoniri, l. Ii, p. 324 i('d. d'Anvers · texte numérisé non relu

Up. Gersoniri, l. Ii, p. 324 i('d. d'Anvers

2. Le litre de son invective était : « Cujusdam theolognstri vatiunculi< respondetnr,et gnrruUtntihus neoteric ct/jusdam, et nijxsdnm theo/ogastri respondeUir, et rhetorcv/i ei/Jn.ifhnn qvi se ftieologum /acfnf. <•

(Ml attrilnic llionneur à la Folie, Jonc il J)la.spli<'nii' et nie Dieu'. » Erasme répondit à son adversaire, auquel il ne manqua pas d'appliquer le proverbe latin : .A> siitor ultra crepidam, par deux coiu'tes apologies, qui n'offrent rien de saillant % et, dans une lettre au Parlement,, il s'étonna que de pareils écrits fussent imprimés à Paris avec l'approbation des théologiens ''.

Il \w devait pas avoir si facilement raison de Aoid Béda, l'ancien principal du collège de Montaigu, devenu vers 1520 syndic de la Faculté de théologie. Les injurieuses épithètes dont les contemporains accompagnent le nom du fougueux syndic pourraient donner l'envie d'essayer quelque réhabilitation. « (Test un grand ra- ])roueur et dabaudeur, » disaient ses ennemis; «un Irésdangereux marchand, écrivent messieurs du Bellay, et ne ferait grand besoin d'en avoir beaucoup de tels en bonne compagnie '; » « le seul Béda, selon Erasme, vaut trois mille moines "'. » Du moins il n'était pas courtisnii, et s'il montrait une extrême violence à l'égard de ses adversaires, il était homme à ne reculer devant aucun. Après avoir combattu Merlin, l'auteur de l'apologie à'i )rigène, Le Fèvre d'Etaples et Erasme, il ne craignit pas de solliciter la censure ecclésiastique contre le" Miroir df l'âme pécheresse de la reine de Navarre. Il osa inéme porter ses accusations plus haut et blâmer François \" t\o. ses ménagements envers les hérétiques. Condanuié m 1534 à faire pul)li<[uement jimeiidc; lionorable, il recnm-

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