‹ ErasmeChapitre 77 sur 247 · I. Coll. •Ixfc.oiavia · texte numérisé non relu

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rilANÇOIS l-r FAVORA15LE A KUAS.Mi:. 1.(7

([lie si sa fortune même et sa propre sûreté couraient le même danger ' . » ïl avait écrit ù Marguerite pour déclarer que le malheur n'avait fait que redoubler sa vive sympathie à légard du roi ^ et quand François I" fut remis en liberté, il lui adressa de vives félicitations, sans dissimuler que les conditions du traité lui paraissaient trop rigoureuses pour que la paix fût durable \

François I" fut sensible à ce langage, dans lequel nous jie voulons voir nous-mème que l'expression d'un sentiment sincère, sans l'arrière-pensée d'un calcul trop prévoyant qui en diminuerait le prix. D'Amboise (9 avril l-')2()), il ordonna au parlement d'arrêter la vente, du livre de Béda. Une lettre latine du lil)raire Josse Bade, insérée dans les registres de cette cour, mentionne que sur six cent cinquante exemplaires imprimés, il ne lui en restait plus que cinquante, qu'il promet de ne pas distribuer '\ Mais Louis de Berquin, très-mèlé à cette afi'aire, se crut assez fort pour prendre l'offensive et poursuivre à son tour le syndic. Il présenta en effet douze |)r()p()sitions tirées du livre de Béda, comme renfermant des im[»iétés à des blasphèmes, et il demanda qu(> la l'acuité fût ol)ligée à les condamner. Le roi envoya iiiémt' par l'évéïpie de Bazas les propositions au Lecteur, II' Il juillet lo27, avec ordre de les faire examiner par les ([uatre Facultés réunies, et non pas seulement par les (locleiu's en théologie « qu'il tenait pour suspects dans ifltc affaire. >< dit le registre de la Faculté. La Sorbonne cdiiiiaissait trop l'cspi-il inconslaul de François I"" pour

l. Kp. 820. — 2. K|i. 70 i. Mais Érasme uc reçut pcis du réiiouso do .Maritueritc. et il s'en montra Iilossé. Cf. Cnrr. (/e\- réfon)i. de llerminifavd, t. I. II. JIG.

:î. Kp.SlO. K2(l. S2(j.

4. Clii'vjllier. Orniiin' >lr /'[ntiir/,ii'-ri/' /!/• l'aria. |i. 17'i et sniv.

138 VIE DKRAS.ME.

s'alarmer oiilre mesure. On disciila lon2;uemciil si roii répondrait au roi en langue vulgaire ou en latin. « Il fut enfin décidé que plusieurs députés de toutes les Facultés seraient présents à la discussion des articles de Noël Béda, et qu'on répondrait en langue vulgaire aunom de l'Université à Sa Majesté Royale, et qu'on lui rendrait grâces de la sollicitude qu'Elle portait non-seulement au royaume, mais encore à la foi orthodoxe ' ». Il est fort douteux cependant qu'un jugement ait été rendu; rdievillier l'a vainement cherché dans les registres de la Faculté.

Cette maladroite diversion tentée par Berquin dans l'intérêt d'Erasme ne fit (pie redouhh^r l'ardente opiniâtreté de Béda, et ce qui montre comhien peu l'avait intimidé l'intervention personnelle de François I", c'est «pie cinq mois plus tard, dans la même année (17 décembre lo27), il obtenait enfin le jugement doctrinal de la Faculté de théologie, condamnant en trente-deux articles les propositions qu'il avait tirées des ouvrages (l'Erasme. Il ne s'arrêta pas là. L'année suivante, protitant peut-être du mouvement de réaction catholique provocpié par l'outrage fait à la statue de la Vierge, rassur('' d'ailleurs sur les dispositions de la cour, que Marguerite mariée au roi de Navarrtî avait quittée, il faisait le 22 juin approirver et contirmer par les autres Facultés la censure; prononcée en J.'12() ]>ar la sinile Faculté de théologie contre les Colloques d'Iù'asme -. Ee procès-verbal de la séance, curieux à lire, marque le rôle dominant (le liéda : <■ Ee n(ni\i(''me jour des calendes

1. Ci'siirE^'ii.-issiiis lîiilcus, llisloirr </>■ /' riiiri'rsifr dr l'ruis-, Paris, 107. i. t. VI., \>. 2011.

2. DcteinnuKitio l'(i<-t(lliilis sncr.-r lliruloiji.-r in Affidn/iiii l'orisieusi .■iii()''r l'(iinili(irib)ts i-(illiniiiii!< Ertixin'i ri,iii-hi<'i iiicii-^f innjit |.".2(i.

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