‹ ErasmeChapitre 80 sur 247 · Ep.017. - 3. Ep. <.)l · texte numérisé non relu

Ep.017. - 3. Ep. <.)l

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flirélieii '. sans que cet immense travail fit tort à la publication (les œuvres de Sénèque, dont Erasme avait encore accepté la révision -. Sénèque et saint Augustin parurent la même année, en 1529 '. Lédition de saint Augustin en dix volumes in-folio, dédiée à Alphonse Fonseca. archevêque de Tolède, était accompagnée d'une préface dans laquelle Erasme racontait l'histoire du saint et de ses luttes contre les hérésies de son temps. En général, ces panégyriques des Pères, qui précèdent les éditions revues ou publiées par Erasme, sont bien moins des études critiques, sérieusement approfondies,. <[ue de rapides ébauches où l'éloge du saint est trop visiblement le prétexte de lieux communs satiriques.

Une affaire restée assez obscure dans ses détails pal'aît avoir attiré en 1528 beaucoup d'ennuis à Erasme. Un gentilhomme allemand, Henri dEppendorf, après s'être longtemps montré son ami, l'accusa publiquement de l'avoir, par une lettre injurieuse, secrètement desservi auprès du duc Georges de Saxe et du théologien Jérôme Emser. Erasme avouait bien qu'il avait plusieurs fois prié le duc d'appeler Eppendorf à quelque fonction utile qui l'arrachât à la paresse * ; mais il ne recoimaissail pas la lettre dont Eppendorf se montrait particulièrement blessé et il l'attribuait à un habile faussair(? qui avait contrt'fail sou t'-rriture. Ses déclarations cependant ne sont pas toujours aussi affirmatives : " Je ne pense pas, dit-il une fois, avoir écrit une telle lettre, et je n'en retrouve pas la copie dans mes

i. Ey. 081. — 2. Ei>.î)02.— .'?. Calvin i»ailf de rôdition do Sénèque donuée par Krasnie ilaus une lettre à Claude de llangest (4 avriH.")321. Il appelle Érasme < litteraruni aUeruni decup ai; i)rinK'P delirite. ^> Cuir, des vt^f., I. II. p. îll.

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DÉMilLHS AVEC llENIil irKPPENDOllF. 117

manuscrits. Je me suis borné à demander pour lui au due une honorable fonction qui mît un terme à son oisiveté'. ■) Eppendorf, soit qu'il fût en mesure do fournir la preuve du fait, soit qu'il espérât intimider ' Erasme, le menaça de l'appeler en justice devant le Conseil de Bàle. Un arbitrage fut accepté, et Bcatus Rhenanus avec Boniface Amerbacli fin-ent d'avis qu'J^^rasme se prêtât à une réconciliation, pour cpiil n'eût pas à suspendre ses travaux et à subir les longueurs et les incertitudes d'un procès. Mais Eppendorf prétendit lui dicter les conditions de la paix. Il exigeait qu'Erasme écrivit au due de Saxe une lettre dans laquelle il lui ferait une juste réparation, qu'il lui adressât la dédicace d'un de ses livres, enfin cju'il lui donnât, pour la distribuer aux pauvres, une somme de deux cents ducats. Erasme, pressé d'en finir, ne repoussa pas les termes de cet accommodement, se réservant toutefois la liberté de choisir le moment où il croirait devoir en accomplir les conditions. « Qu'il se conduise en ami, disait-il, et qu'il cesse d'exciter le peuple contre moi, je ne me laisserai pas vaincre par lui en civilité ". » Aussi, quand il apprit ({u'I^ppendorf répandait partout le bruit qu'il l'avait réduit à un désaveu humiliant, il déclara (|u'il ne lui adresserait aucune dédicace, et il justifia sa conduite dans une apologie publique ". Eppendorf s'acharna, et une lettre d'Erasme, écrite en lo30, nous le montre poursuivant toujours vainement cette dédicace (pii devait constater sa victoire '. A force d'importunilés, tour à tour renvoyé })ar le duc Georges à Simon Pistorius, et par Pislorius à Jules Pflug. il obtint que

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