Ep. 10(38. —2. Comment, do Suirins, p. IGfl
:i. Suirins, p. 138. — Cf.laipttrod OKrolampiKlcù Farci (lu8o<-tol)rc 1.27. ()l'lr<j//i//ijiri//ii rf. '/.iriiKilil E^ihUihi'. Hasili'n', !.';:>().
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âmes. •■ Chassé de la ville, il eut limprudeuce craller à Louvain, où il fut condamné au feu V
Erasme restait en butte à toutes les attaques : on lançait contre lui des pamphlets ou de e^rossières caricatures. Les théologiens surtout se plaignaient de lui en toute occasion. Ils disaient par exemple qu'un jour Krnsme. en se rendant au jardin de Froben, avait rencontré plusieurs d'entre eux. et que, pour éviter de les saluer, il avait brusquement tourné du côté opposé en se couvrant la figure de son manteau, ce que celui-ci expliquait en répondant qu'il n'avait voulu que se préserver du vent, qui lui donnait des douleurs de dents. Ils tenaient encore à voir un travestissement satirique d'(Ecolampade dans le personnage du colloque du Ci/r/ops, qui était représenté avec un nez très-long, et portant une ])rel»is sur la tète et un renard dans le cœur^. r,('s attaques multipliées décidèrent Erasme à presser son départ. Un instant il avait pensé à se rendre à Spire, où Ferdinand présidait la diète ; mais il craignit d'v retrouver d'autres ennemis. Il choisit enfin Fril)ourg en Brisgau, bien que (( la ville fût petite, et que les habitants eussent la réputation d'être superstitieux ^. » Fril)ourg du moins avait l'avantage d'être peu éloigné de lîàle ; et de là il pouvait, en attendant la liii des trou])les (|ui agitaient sa ville de prédilection, surveiller plus facilenicnl les lra\aux de l'imprimerie ih' l*'r<)bi'n.
-Mais il ne suttisail [>as d'aNoir choisi un lieu de retraite, il lallail cnciu'e y parvenir; et ce n'était pas là la moindre difiicullé. (Ecolampade et les théologiens, <|ni loui'nienlaieiit sans cesse llrasme, désiraient malgré