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CHAPITRE IV

VIK ij'tRASME DEPriS'SON DEPART DE lîALE USnT A SA MORT.

I. Érasme à Frihouij,' ilo29). — Il regrette Dàle. — Nouvelles attaiiiics contre Érasme àFriboiirg; conseil de Sadolet. — Part indirecte quil prend à l'assemblée d'Angsbourg (1530). — Sa lettre au cardinal Campége. — II. Les ApophtJieçjmes d'Érasme (1531). —Attaques de Gérard (ieldenhauer et d'Augustin d'Eugubio. — Dernière réponse au prince de Carpi. — Livre de In Préparation à la mort (1533). — Attitude d'Érasme dans l'affaire du divorce de Henri VIII. — III. Polémique de J. C. Scaliger contre le Cicéronien d'Érasme. — Attaques des érudits italiensi — Paul III veut créer Érasme cardinal. — Retour d'Érasme à Bàle. —Son Prédicateur. — :\Iort d'Érasme (Il juillet 1536). - IV. Les funérailles d'Érasme. — Épitapbes composées en son honneur. — Sa statue à Rotterdam. —Le portrait d'Érasme par Ilolhein. — Élude de Lavater sur divers portrait- d'Érasme. — Oaractère dKrasiiie.

liirasmc. l'iail ;i Fril)Ouri>- le 11 mai l')29 '. 1.»' (loiisril ^lc la villiî, sur la rocoiiimaiidalion do Fortliiiaïul, I»', reçut avoc (l»4"éron('o et lui assii;na comm»^ (lointmi'c iiii bel «'(lilîco construit iiiio trentaine (rannées auparavant pour Maximilien V\ et dont une partie était déjà occupée par Ottomarus Luscinius et Aui^ustin Marins ^ Les <[uerelles qui ai^itaient rAlJema^ne semblaient avoir épargné Fribourf;. <■< 11 rèi^ne ici, écrivait Erasme, un l>arfait accord entre le cltMf^é, les magistrats, le peuple vt l'Académie \ " A la \r\v de lAi'adt'mie. on fl(>nrissail

\.V.u. 1018. — L>. Kl., uni. — :i. i:|,. 1003. Sur les prccaulions prise- |.ai- le ^uiiveniemeul ilc l"i ihiiiir;^ cduh'c l'invasion du luthéranisme.

V. l:.Mv|ilnl,l, ///./. il,. l-rd,.„n;i. ISl.'i, |. n. |i. I.,:; cl siliv.

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surtout Têtu Je du droit, était Ulrich Zaze, le fervent admirateur (l'Erasme. Celui-ci le retrouva avec plaisir; par malheur, Zaze avait l'oreille très-dure, Erasme la voix assez faible, ce qui rendait diftîciles les entretiens prolongés '. Erasme se louait aussi de l'amitié étroite ([u'il avait formée avec Ilaio Gaminya de Frise -, et de la société habituelle de Martin Dambroviskius, qui lui servait de secrétaire ". ïl vivait ainsi renfermé dans ce cercle d'un petit nombre d'amis, ne rece\ ant que deux ou trois convives à sa table « pour ne pas faire un repas de loup % » évitant surtout, afin de ne plus donner prise, s'il était possible, à de nouvelles attaques, il'entretenir aucune relation avec les luthériens. Mélanchthon était le seul avec lequel il n'avait pas rompu. IJ lui écrivait encore et louait sa sincérité et sa candeur, tout en faisant des réserves expresses sur les points de dogme où il se séparait de lui'. Erasme, d'ailleurs, au milieu de toutes ces agitations, n'avaitpas suspendu ses travaux commencés, et l'année même où il terminait, comme nous lavons dit, la grande édition de saint Augustin (lo29), il publiait aussi un traité de l'éducation des en fants, où les préceptes chrétiens se mêlent à de nombreux fragments de l'ouvrage de Plutarque sur le même sujet. Jérôme Froben ne cessait de consulter Erasme. <( J'ai quitté Bàle, écrivait celui-ci, mais les affaires de l'imprimerie me suivent comme l'ombre suit le corps. ^ » De Fri])Ourg. en effet, il dirigea l'édition gréco-latine de saint .lean Chrvsostomc <{ue Froben lit paraître l'an-

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