DIVORCE DE HENRI VIII. 17S
de Schydlovietz, Deïotarus de Frise, étaient morts \ «Mes ennemis croissent, mes amis décroissent ^» écrivait-il. Ses adversaires parvenaient à de hautes dii-nités. Aléandre était légat auprès de l'empereur, Edouard Lee archevêque d'York. Attristé, replié en lui-même, il trouvait un mélancolique plaisir à écrire sa Préparation à la mort et à répéter souvent dans ses lettres : « Le port m'apparaît enfin à peu de distance ^. » Les ouvrages de ses dernières années, sauf quelques courtes dissertations pieuses ^, des apologies ou réponses ^ et le traité de la prédication, sont des préfaces aux éditions d'auteurs sacrés ou profanes dont Jérôme Froben poursuivait la publication «, des commentaires de psaumes ', ou encore des réimpressions de ses principaux livres. Si la fatigue se marque dans ces œuvres diverses par une certaine prolixité et même f[uelque diffusion, il s'y rencontre encore malgré tout assez de pages vives et fortes pour appliquer à Erasme le viridk et criida senectus de Virgile, ou plutôt pour nous rappeler cette vaillante énergie de l'àme que Caton voulut garder jusqu'au dernier jour, refusant à la vieillesse le droit de courber son esprit comme elle pouvait ployer son corps. Mais parmi les derniers spectacles c|ui s'imposèrent à