‹ ErasmeChapitre 97 sur 247 · I. Kpist. lih. vil. had. (!,■ .M.Vilh'uiain. - 2. Ep. liRG · texte numérisé non relu

I. Kpist. lih. vil. had. (!,■ .M.Vilh'uiain. - 2. Ep. liRG

reau bouillante. Mais l'histoire n'a rien à apprendre d'Érasme sur les derniers jours de ces deux hommes qui lui avaient témoigné une si constante amitié. Peut-on regarder comme un hommage digne de leur mémoire la courte mention qu'il leur donne dans la préface du Prédicateur, en leur faisant honneur d'un ouvrage dont ils lui avaient inspiré la première pensée ? Le Morus qui revit dans la correspondance d'Erasme n'est pas celui de l'histoire, la victime héroïc[ue du despotisme religieux; c'est le Morus des jours heureux, le disciple ingénieux des anciens, c[ui a plus de grâce encore que de gravité austère, qui se souvient sans embarras des comédies, des épigrammes, des amours même de sa première jeunesse, le Morus dont la riante maison, égayée par une famille nombreuse et savante, s'ouvre accueillante et hospitalière à la Muse de la Renaissance \

Mais au lieu de nous entretenir du drame sanglant qui se déroule en Angleterre, la correspondance d'Erasme, plus rare d'ailleurs d'année en année, nous rejette au milieu des misères et des plaintes qui n'ont plus pour nous rien de nouveau. (ïhacjue jour lui reiul plus pesant le poids de la vieillesse. « Mon àme, écrit-il, se dispose à quitter la misérable demeure démon corps-. » Il ne vit plus (jne grnce au régime le [)lus sévère. Il ne |><iiail pasiioii plus a\()ir loiigleiups goûte Jii joie d'être pr<>[)riclaire, cl Ton sait sa h'ilre, relevée encore [>ar une pétillante gaieté, dansla({uelle il accuse les dénn)iis

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