FRANÇOIS II
1559. Catherine de Médicis, à la mort de son époux, se voyait maîtresse du gouvernement, son fils n'ayant pas encore achevé sa seizième année. L'artificieuse politique de cette princesse italienne a été la cause de tous les malheurs qui ont accablé la France sous les règnes suivans. Les Guises , de la maison de Lorraine, avaient fait épousir leur nièce Marie Sluart au jeune roi ; fiers de cet appui, ils voulurent rivaliser la puissance de la reine. Le prince de Condé , Antoine , roi de Navarre , Coligni et d'.iutres niécontens fornurent entre eux une ligue , et projetèrent d'enlever le roi, qui était au château d'Amboise, espérant par ce moyen détruire l'influence de deux étrangers qui tenaient le monarque en tutelle, la nation en esclavage, les princes du sang et les^ officiers de la couronne éloignés. La conspiration fut découverte : trois d"es principaux chefs furent décapités en présence de la reine mère, qui assista , ainsi que les dames de la cour , à cette affreuse exécution. Près de douze cents conjurés furent ensuite pendus , noyés ou décapités : le sang- ruisselait dans les rues d'Aml-oise. On fit le procès au prince de Condé , ainsi qu'au roi de Navarre : le premier fut seul condafuné à perdre la têle. Ce malheureux prince allait hnir sa vie par la main da bourreau , lorsque François II ,
4^S ABRÉGÉ d'ÉKASTE,
infirme dès l'enfance, mourut dans la dix-huitième année de son âge , laissant la cour et le royaume en proie à des factions qui devaient bientôt dégénérer en guerres cruelles.