‹ Erckmann et ChatrianChapitre 5 sur 11 · ARE · texte numérisé non relu

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Heureusement, j’avais eu soin de me mettre hors de

leur portée, en retournant à Paris.

Lors de mon arrivée à Metting, Toul venait de capituler et M. Wehrung (90), officier de mobile, prisonnier sur parole, rentrait chez sa mère qui n’était pas une cabaretière, comme le dit M. Georgel, mais une bien digne

femme, pleine de cœur et de patriotisme (91).

Ce Monsieur Georgel insulte tout le monde d’un trait de

plume en passant... c’est ignohle.

M. Wehrung, avec qui j’ai eu quelques difficultés d’intérêt relatives à la scierie qu’il m'avait vendue, n’en est pas moins un homme brave, et un brave homme, qui viendra dire devant le tribunal si j’ai chanté la Marseillaise chez sa mère, au milieu des Prussiens, ayant sous les yeux ma petite ville écrasée par les obus et ne sachant pas si les

êtres que j'aimais étaient encore de ce monde (92).

© I faut n’avoir pas d’entrailles pour inventer des indignités pareilles; il faut l'intention préméditée de déshono-

rer un homme à tout prix, même à ses risques et péri!s.

(90-92) Nous donnons en appendice le témoignage de M. Fritz Wehrung, dans une lettre qu’il adressait à M. Hippolyte Weisse, neveu d'Emile Erckmann, témoignage d’autant plus impartial que M. Fritz Wehrung ne nourrissait, semblet-il, que peu de sympathie pour Erckmann.

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