INTRODUCTION IH
Non point que les chansons de geste utilisent toujours des événements précis ; mais a elles narrent, avec l'idéalisation inhérente à toute œuvre d'art, des aventures dont les modèles se retrouvent dans la vie journalière, elles dépeignent des sentiments et des mœurs imités du réel (i) ».
En appendice, on trouvera un texte du XV' siècle, imprimé ici pour la première fois, qui jette un jour instructif sur une dernière phase de la vie des recluses.
Avec la plus grande obligeance, M. le Professeur W. Levison, de Bonn, a bien voulu collationner ce texte pour moi avec une pièce de la même famille coDiservé aux Archives de Cologne et me communiquer par ailleurs de très utiles renseignements. Je l'en remercie bien cordialement de même que mon très dévoué ami, M. Noël Dupire, qui connaît si bien la littérature française du moyen âge, pour m'avoir fourni sur nos anciens textes, chansons de geste et autres, et leurs plus récentes éditions, mainte indication précieuse.
(i) GoNZAGUB Truc, Sur la littérature du moyen âge {Revue du mois, XV, 1918, p. 3o3). Consulter, en outre, sur ce point Gaston Boissier, Les épopées Jrançaises du moyen âge {Revue des deux mondes, i5 juillet i88ii, p. 35A), J. Flach, La naissance des chansons de geste (Journal des savants, 1909, p. 3i- 34), G. H. Haskins, The Spread of Ideas in the Middle Ages {Spéculum, I, 1926, p. 28-29), et surtout J. Bédier, Les légendes épiques; recherches sur la formation des chansons de geste, Paris, 2* éd., 1914-1921.