‹ Ermites et reclus [microform]Chapitre 9 sur 32 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Rapports des ermites avec le siècle

L'ermite a renoncé au siècle. Celui qui demeure fidèle à ses observances trouve ses délices dans la solitude ; il ne cherche pas à la quitter pour frayer avec les séculiers. Ses besoins sont si limités et sa vie est si bien ordonnée qu'il a rarement à solliciter des secours (i). C'est lui, au contraire, qui, de diverses manières, sera le bienfaiteur des gens du voisinage.

Hôte de la for^t, il en connaît, mieux que personne, les voies d'accès et les sentiers. Souvent il aura Toccasion d'indiquer le chemin au passant ou de remettre dans sa route le voyageur égaré (a). Si le jour est sur son déclin, il retiendra le voyageur ou le chevalier errant sous' son- toit et partagera avec lui son frugal repas. Si c'est une femme seule qui se présente à lui, par le guichet entr' ouvert il lui expliquera

(i) Il arrivait aux évêques de recommander des ermites à la charité des fidèles. Voir Registre de Waynflete, cité parBaiDGBTT, Eacharisty, p. aaS n, ; Reg. de Robert Rede{Sassex Rec. Soc, VIII, 1908, p. 54-55).

(2) Haon de Bordeaux Xll° s.), éd. citée, p. 88, ga. Voir les textes cités ci-après.

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