PREFACE IX
sain et sauf dans sa gloire aux siècles futurs ».
J'ai oublié de (lire que cet interlocuteur n'était pas un Celtisant du tout. Il était venu à ce banquet mensuel plus en curieux qu'en habitué.
A trois ans de là, au début de Tannée 1890, M. Renan prenait le parti des Juifs dans la presse, et nous forçait ainsi à serrer de près, au nom de nos principes, l'examen de son œuvre.
M. Renan mort, cette œuvre reste en cause, et entre dans la postérité au moment où cette révolution que M. Renan n'avait pas prévue, commence à secouer fortement les dernières années du siècle. Il a accepté la guerre avec nous, en nous la déclarant. Et il nous la déclara le jour où il répudia toutes ses théories sur la Celtique et ses Bretons, pour nous imposer des Juifs-Gaulois, inventés par lui pour les besoins de sa cause et la plus grande gloire de son * cher Calmann » (1).
M. Cornély disait dernièrement de M. Renan qu'ila ouverlTarmoire aux poisons, sur son temps. Il est certain que M. Renan a tué autour do lui tout ce qui constitue la vie efficace des peuples chrétiens.
Il est entré dans la vie en renégat. Il a subi ce courant germanophile qui empoisonne Tesprit des enfants par l'éducation, désormais ordonnée en dehors de nos facultés héréditaires, facultés morales et intellectuelles.
Récemment on publiait de lui une lettre où il
(1) Feuilles détarhée^, — Préface.