‹ Ernest Renan: Par Paul BourgetChapitre 3 sur 5 · I. C'est le passionné discours dés impie · texte numérisé non relu

I. C'est le passionné discours dés impie

ture : i Coronemus nos rosis, donec ii nullum pratum sit quod non pertransiveril luxuria nosira. » (Sap. .i, 8.)

» CÉLÉBRITÉS CONTEMPORAINES

vres âmes le réclamera il étudiera encore. Bien fourré dans sa houppelande, il dira à ceux qui viendront le trouver : ah laissez-moi !.. » Le bon abbé qui prédisait ainsi à M. Jtenati sous une forme pittoresque et naïve son dilettantisme implacable avait raison, et raison aussi ce M. Gottofrey, un autre maître d'Issy, qui s'épouvanta de la voluptueuse manie d'étude de son élève jusqu'à lui dire, un jour, comme illuminé de la vision de l'avenir : «Vous n'êtes pas chrétien !...»

Chrétien, certes, M. Renan l'était encore, et quoiqu'une acharnée curiosité l'eût déjà conduit à une sorte de scepticisme philosophique tout voisin du scepticisme religieux; il pouvait se répéter les vers du vieux Brucker :

Percurri, fateor, sectas attentius omnts.

Plurima guxsivi, per singula quœque cucurri; Nec quidquam inveni melius qudm credere Christo'.

Et il dut se les redire en effet lorsque, passant du séminaire d'Issy à celui de Saint-Sulpice, il fit cette démarche presque irréparable à la suite

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