Acte d'habeas corpus, qui est à Tarticle Palladium
Arbre de Judée Comprimer.
Blé-mouture Mouture.
Boiteux de V oreille {i^heiSdX) , . . . Oreille.
Curule (statue) Statue.
Entre-mfs Disposition, Donation, Incapable.
Eutychéen et Jacobite Cophte.
Haut-Empire (médaille du)". . . . Médaille.
Hybride (mot) Mot.
Javelle (eau de) . . • Tache.
Mouche-guêpe» ,.,..,. .. Mouche, Guêpe.
Ourlées, rebordées (oreilles). . . . Oreille.
Pomme-poire Pomme.
Poulet dinde Croupion , Gland.
Prédication de la croix Scandale.
Prime (orge de) ....... . Écourgeon.
Robinet à deux, à trois eaux • . . Robinet.
Rose piix>ine , Rose pompon • • • • Rose.
Semi-^ite Semi.
Souliers de vache retournée , • . . Vache.
Trentenaire ......... Prescription.
D'autres sont expliqués à l'endroit où ils se trouvent ; mais comme on n'ira point les chercher là, il est essentiel qu'ils soient au moins mentionnés à leur rang alphabétique. Dé ce nombre sont :
Arbre à pain , qui est à Varticle. . . Jaqlier.
Bombyx • Ver.
Chiffonne (branche}. ...... Branche.
Cinckonine Quinine.
Cithare (écrit mal à propos cythare) . Heptagorde.
Crémaster, Suspenseur.
Dépiteux (oiseau) Oiseau.
Êtampure Maigre.
Flèche d*eau Sagittaire.
Fraw (espalmé, tondu (ie) .... Espalmer , Tondre.
Gueule-de-loup Personnée.
Léonurus •..•.».... Queue.
Livret de la Caisse d'épargne. . . . Bulletin.
Mahogon • , , , Acajou.
• Mèche , t. d*Art vétérinaire .... Ortie.
M^îorcm (il passe m) Passer.
Nageurs (oiseaux) Palmipède.
iVW?e (lettre) R.
Ophioglosse» Langue.
Porte-suif Muscadier.
Voltatque Pile.
ARROSAGE, S. m. Action de conduire Teau d'une rivière ou d'un ruisseau sur des terres trop sèches. La pente légère du terrain facilite rarrosage. Cette prairie a besoin de fréquents arrosages. Canal d'arrosage, — Il aurait été convenable d'ajouter : « Aujourd'hui l'on dit plutôt Irrigation* ».
ART... Beaux-arts j ou simplement Arts, par excellence, La peinture, la sculpture, l'architecture^ la musique et la danse *. — Ici l'Académie écrit Beattx-arts avec un a minuscule, comme à l'article Tiret elle écrit Belles-lettres avec une petite l * ; cependant partout où elle a opposé les Beaux-arts à la Littérature, on a mis Beatix-Arts avec un A majuscule, entre autres dans les articles Beau, Facile, Faux, Feu, Grotesque, Imagination, Imitation, Imiter, Piller, etc. *
A qui faut-il obéir? est-ce à la majorité? Nous ne le croyons pas; nous pensons que dans tous ces exemples , compositeurs et correcteurs ont cédé à l'entraînement typographique, car en typographie
1. a l'article Irrigation on lit : c Arrosement des prés , des terres, par des rigoles ou saignées qui amènent l'eau d'une rivière, d'un ruisseau, etc. Canaux d'irrigation »; — à l'article Canal : « Canaïux d*arrosage, canaux d'irrigation, canaux qui ne servent qu'à distribuer des eaux, pour l'arrosage des campagnes ».
2. Ici et à l'article Beau le Dictionnaire aurait dû nous donner, avec l'ancienne ou antique division de l'Académie des beaux-arts, la division moderne et actuelle, dans laquelle la danse est remplacée par la gravwe : Peinture, Sculpture, Architecture, Gravure, Composition musicale.
8. On s'étonnera peut-être que nous ne citions pas les articles Bbau et Lbttrb ; mais à Beau l'on trouve les beaux-arts, les belleS'lettres, et à Lettre les belles-lettres, sans majuscule à l'adjectif, en sorte qu'il n'y a pas de difficulté pour le substantif.
4. Excepté toutefois aux articles Amoureusement et Littérature , où l'on trouve Beauxarts, Belles-lettres.
— scia symétrie a beaucoup de partisans^ et Ton pense qu'un mot serait boiteux si l'un des deux composants que joint le tiret commençait par une minuscule, tandis que l'autre a une majuscule.
ASCENSION... se dit, par extension, du jour auquel l'Église célèbre ce mystère. L'Ascension est quarante jours après Pâques,
Nous ferons ici deux remarques. Nous croyons qu'au lieu de. Du jour auquel l'Église célèbre ce mystère, il'faut dire, Du jour où, du jour dans lequel. En 169/i, l'Académie se conformait sans doute à l'usage du temps en disant auquel, mais aujourd'hui il n'en est plus ainsi , et il nous semble que où, dans lequel, est préférable. — Cette même locution se retrouve à l'article Assomption : « Il se dit aussi Du jour auquel l'Église célèbre la fête de cet enlèvement miraculeux ».— A l'article Commémoration, on a mis que, qui ne nous semble guère meilleur: « Mémoire, mention que l'Église fait d'un saint ou d'une sainte, le jour qu'on célèbre une autre fête. »
La seconde remarque porte sur est, dans l'exemple : L'Ascension EST quarante jours après Pâquss, On trouve ce est dans toutes les éditions , mais nous croyons qu'il vaudrait mieux dire se célèbre, car à l'article Être nous ne voyons aucun exemple de ce verbe employé dans cette acception. Voici d'autres phrases qui demanderaient la même rectification :
(à Assomption) L'Assomption est le quinze lïaoût, (à Circoncision) La circoncision^ est le premier jour de Vannée, (à Toussaint) La fête de tous les saints, qui est toujours le premier novembre.
ASPEESOIR, S. f. — Lisez : s. m.
ASPIC, s. m. Nom vulgaire de la grande lavande. Il n'est guère usité que dans Huile d'aspic. Voyez Spic. — Dans cette locution, aspic est un mot mal prononcé; on aurait dû se borner à mettre : « Aspic, s. m. ffuile d'aspic. Voyez Spic. »
ASSEOIR. — L'Académie écrit asseoir (avec un e), j' assois j j'assoyais, j'assoirai, que j'assoie^ assoyant (sans e) ; surseoir et je surseoirai (avec un e), je sursois, je sursoyais, sursoyant (sans e). Pourquoi mettre un c à je surseoirai et le supprimer dans j'assoirai? ou plutôt, pourquoi mettre à l'infinitif asseoir, surseoir, un e qu'on supprime dans les autres temps, sauf à je surseoirai?
ASSIDÛMENT. — Voilà le premier adverbe de cette formation où l'Académie met un û. Elle écrit avec un u simple absolument, ambigument, dissolument, éperdument, ingénument, irrésolument, et elle met le circonflexe dans assidûment, congrûment et incongrûment, continûment, crûment, dûment et indûment, goulûment, nûment, résolument. Puisque les adverbes qui dérivent des adjectifs terminés par
1. Il faut à ce mot une majuscule, comme dans cette phrase du môme paragraphe, a la fête de la Circoncimn, ou simplement la Circoncision ».
é, i, se forment du masculin , à l'exception de gaiement, ne serait-il pas plus naturel de former de la même manière ceux qui dérivent des adjectifs terminés par uf D'ailleurs il y en a déjà six que l'Académie écrit sans accent, c'est-à-dire que la règle, si règlq il y a, n'a que quatre mots de plus que l'exception. Enfin on ferait ainsi disparaître une bizarrerie, celle d'écrire résolument et irrësolument.
ASSONANCE, ASSONANT. — Autrefois l'Académie écrivait assofi' nance, dissormance, dissonnmit, comme elle écrit encore aujourd'hui consormance, consonnant ; résonnance, rësonrumt. Il semble que tous ces dérivés et composés du substantif son devraient suivre la même orthographe; il faudrait mettre partout deux n, ou n'en mettre partout qu'une seule.
ASSOTER. — Sotie, assoter, rassoter, ne prennent qu'un t ; on en met deux à sotte, sottement, sottise, sottisier.
ASTHMATIQUE, ASTHME, a On prononce azmatique, azme, » — Bon nombre de personnes prononcent aussi couvèque, cataplasse, sinapisse, texe, prétexe ou préteste, etc, au lieu de couvercle, cataplasme, sinapisme, texte, prétexte. L'Académie a eu raison de ne pas consigner dans son Dictionnaire ces prononciations vicieuses, et nous croyons qu'il aurait mieux valu s'abstenir, comme elle l'a fait au mot isthme, d'indiquer la prononciation, ou tout au plus permettre de prononcer asme, asm^atique.
ATHÉE, s. m. Celui qui ne reconnaît point de Dieu. Cest un athée» Il passe pour athée. Une secte d'athées, — Il est quelquefois adjectif des deux genres, et signifie, Qui nie la Divinité, Un sentiment athée. Une proposition athée,
A cet article nous opposerons celui de Déiste, « Déiste , s. des deux genres. Celui ou celle qui reconnaît un Dieu , mais qui rejette toute religion révélée, Cest un déiste, Adjectiv., Les philosophes déistes. »
Là-dessus nous ferons deux remarques. Il nous semble que le mot athée doit pouvoir s'employer comme substantif féminin aussi bien que déiste : c'est une athée ; elle passe pour athée. Conséquemment il faudrait en faire un substantif des deux genres ^, — L'Académie n'applique l'adjectif athée qu'à des noms de choses, et déiste qu'à des personnes; nous croyons que l'un et l'autre peuvent se dire des personnes et des choses : un prince athée, un sentiment athée; les philosophes déistes, une proposition déiste. Si nous ne sommes pas dans l'erreur, il serait convenable de'modifier ces deux articles.
ATLAS , s. m. — L'Académie , qui a recueilli les noms de Taharin, de Trivelin, de Turlupin, etc., parce qu'ils s'emploient figurément, aurait dû, à plus forte raison, nous donner celui d'Atlas; il a été
1. Puisque l'Académie donne les deux genres à tous les noms de sectaires, anabaptiste, calviniste, conformiste et non-conformiste, déiste, matérialiste, polythéiste, théiste, etc., le mot athée doit avoir également les (Wx genres.
employé dans ce sens par plusieurs de nos poètes, entre autres par Boileau et Régnier, et Cervantes a dit : « Le dicc de Lerme, cet Atlas qui portait le, poids de la monarchie espagnole, »
ATOME. (O est long dans ce mot.) — Vo n'est pas plus long dans ce mot que dans les composés de gone, pentagone^ hexagone^ heptagone, etc., où l'Académie ne dit rien. Il est à craindre que cette prononciation indiquée comme longue ne nous conduise à un circonflexe, comme dans pôle, binôme, trinôme et les autres composés de noms, où rétymologie demande un o bref.
. ATOUT *, s. m. T. de Jeu de cartes.... Jovsr un atout. Jouer atout... Je coupe, et je fais atout. Et j^ joue atout. — A l'article Tout, l'Académie distingue la locution adverbiale du substantif : « // faut faire à tout. Jouer à tout. Jouer deuœ fois à tout. On en fait aussi un seul mot, ajoute-t-elle, et* alors il s'emploie comme substantif masculin. Jouer un atout. J'ai deux atouts. » — Lequel faut-il préférer, jouer, faire À TOUT, ou jouer j faire atout (en un seul mot)? Nous penchons pour ce dernier.
ATTÉNUER, V. a. Affaiblir, diminuer les forces, l'embonpoint. Les jeûnes, les veilles, les fatiguas. Vont extrêmement atténué.
A l'article Exténuer nous lisons : « Causer un grand affaiblissement. Ses débauches Vont exténué. Sa maladie Va exténué. On l'emploie aussi avec le pronom personnel. Il s'exténue à force de veilles. »
L'expression atténuer se retrouve, il est vrai, à Ravigoter : « Remettre en force , en vigueur une personne , un animal qui semblait faible et atténué » ; mais à l'article Abstinence on lit : « Exténué de jeûnes et d'abstinences ». Nous croyons l'expression exténuer bien plus usitée qu'atténuer dans le sens propre, et nous la préférons d'autant plus qu'exténuer s'emploie avec le pronom personnel, tandis qu'on ne dirait pas, du moins l'Académie n'en donne pas d'exemples : // s'atténue, il s'est atténué par les veilles, par ses débauches. — Si l'on trouve qu'exténusr soit une expression trop forte, on en sera quitte pour employer affaiblir, abattre, comme l'Académie l'a fait aux articles Affaiblir, Veille : Les débauches affaiblissent le corps; Les longues veilles, les veilles continuelles Vmit abattu.
Au figuré, au contraire, il faut employer atténuer au lieu û^exté-nuer. « Ce dernier sens a vieilli, dit l'Académie, et au lieu de, // essayait ainsi d' exténuer le crime, V accusation, il faut dire atténuer^. »
1. A tout, atout, signifie proprement Carte qui-, étant de la couleur de la retourne, répond à tout (à toutes les couleurs), est bonne atout (pour tout prendre), gagne tout, a tout. Je joue atout (de -manière à prendre tout ce qui n'est pas de la couleur que je joue ).
2. Il en est de même pour le substantif. Dans le sens propre il faut employer exténuation, et dans le sens figuré atténuation, car on lit dans le Dictionnaire de l'Académie : < Atténuor tion, s. f. Afiaiblissement , diminution de forces. U n'est guère usité que dans cette phrase, Être dans un état d*atténuaiior\, de grande atténuation. — Exténuation , s. f. L'exténuation d'un crime, d'un fait, etc., l'adoucissement dans l'exposition d'un crime, d'un fait, etc. Ce sens a vieilli; on dit AtténtuUion. » — Cependant nous devons en convenir, on peut mieux employer atténuation pour le sens propre qu'exténuation pour le figuré.
Cet emploi d'un verbe pour le sens propre et d'un autre pour le sens figuré surprendra peut-être, et cependant il n'est pas unique; ainsi le verbe tistre ou plutôt son participe tissu ne s'emploie plus guère qu'au figuré , et nous doutons qu'on dise encore comme l'Académie, Une étoffe bien tissus. Espèce d'étoffe non tissue (le feutre); on dit plutôt tissée. — Nous avons aussi un certain nombre de verbes auxquels correspondent deux substantifs pour exprimer les diverses acceptions. Voy. Transvaser.