PORTE-CROSSE. PORTEMANTEAU.— PORTE-BOUGIE. PORTECRATON
L'Académie met un tiret dans les mots composés de 7>or/er qu'elle fait invariables, et elle le supprime dans ceux qui doivent prendre la marque du pluriel. Nous ne voyons aucune différence entre Celui qui porte la crosse devant un évêque et l'Officier chargé de porter le manteau du roi quand il sortait; entre un Porte-bougie et un Portecrayon. Les douze portemanteaux ne portaient alternativement qu'un manteau, comme douze porte-crosse ne portent chacun qu'une crosse; pour garnir douze porte-bougie il faut douze bougies , comme il faut douze crayons seulement pour garnir douze portecrayonSj et l'on n'y met à la fois ni plus d'un crayon ni plus d'une bougie. Nous croyons pouvoir appliquer cette même observation aux mots porte-uiguUle, porte-baguette , porte-drapeau, porte-hache, porte-montre , portepage, porte-tapisserie, etc., où l'Académie met le tiret et qu'elle fait invariables, et à porteballe, portechape, portecollet, portefeuille, etc., où elle met une s au pluriel.
PORTE-DIEU, s. m. Le prêtre qui, dans une paroisse, est chargé spécialement de porter le viatique aux malades, 11 ne prend point le signe du pluriel. — Nous ne doutons pas qu'il ne faille écrire Dieu avec une majuscule dans ce mot comme dams prie-Dieu, lever-Dieu; mais l'Acadétaie aurait dû donner un exemple pour le faire savoir d'une manière certaine, car dans ces divers mots la signification du second composant peut ne pas être identique. Puisqu'elle écrit christ avec un c minuscule dans ces phrases , // a dans son oratoire un b^ PHRi'ST, une belle tête de christ ; un christ d'ivoire ; baiser un christ, k CHRIST, il est bien permis de croire qu'on peut écrire tm porte- 0IEU comme elle écrirait sans doute un porte-CBKisj.
PORTEFAIX. — Au mot GiGNE-DENiER , OU trouvc Porte-fuix.
PORTER, V. a. — Au lieu de ces phrases. Il a été le plus fort, il a porté les coups, se dit d'un homme qui a été battu per un autre ; Cet hûmme porte le nez au vent, H porte la tête fort haute, il a l'air hau-
tain, orgoeilleux, etc., phrases qui d'ailleurs se retrouvent dans d'autres articles, nous aurions désiré voir ici cette locution très-usitée. Bien porter son âge. Porter bien son âge, qui , croyons-nous, est susceptible de deux interprétations tout à fait opposées. Si notre mémoire est fidèle , nous avons entendu dire , Cet homme porte bien son âge, son grand âge, ses quatre-vingts ans, pour signifier, Malgré son grand âge, il a encore de la fraîcheur, de la vigueur, de l'agilité; — et au contraire. Sa tête chauve, son front plissé, ses joues sillonnées, son dos voûté, accusent largement son âge.
FOT... Pot pourri. Différentes sortes de viandes assaisonnées et cuites ensemble avec diverses sortes de légumes; -- Diverses sortes de fleurs et d'herbes odoriférantes ; — Morceau de musique composé de différents airs connus; — Livre ou autre ouvrage d'esprit, composé de morceaux assemblés sans ordre, sans liaison, et le plus souvent sans choix.
Si jamais on a dû mettre un ou des tirets dans une locution composée, c'est assurément dans celle-ci , car aucun des deux composants n'est employé dans le sens propre ; il faut donc écrire pot-pourri. Voy. Pot de vin, à Viw.
POUDRE, s. f. Poussière, petites particules de terre desséchée... Poudre légère, menue, épaisse. Il y a beaucoup de poudre dans la campagne. Il serait nécessaire qu'il plût pour abattre la poudre...
L'Académie aurait dû nous dire que dans les quinze exemples qu'elle a donnés, et qui reproduisent à peu près mot pour mot ce qui était dans la première édition , on emploie généralement aujourd'hui le mot poussière au lieu de poudre ; la phrase Ce pain sent la poudre , pour signifier Du pain qui a contracté un goût de poussière, est même inintelligible. — Poudre n'est plus guère usité qu'au figuré, dans la phrase biblique Tu es poudre et tu retourneras en poudre , et dans celles-ci, Jeter de la poudre aux yeux. Imposer, éblouir par ses discours et par ses manières; — Mettre «Tt poudre, réduire en poudre une ville, un château, un raisonnement. Les détruire complètement; — Faire mordre la poudre à ses ennemis. Les tuer dans un combat.
Elle aurait bien fait d'ajouter que si poudre a cessé d'être en usage dans le sens de poussière, il revit dans son dérivé poudreux, qui est en effet bien préférMe k poussiéreux. On dit, De vieux parchemins poudreux, une bibliothèque toute poudreuse.
POUDRE... Poudre de violette... Poudre de diamants. — Pourquoi cette différence dans le nombre? Il nous semble que s'il faut plus d'un . diamant pour faire de la poudre, il faut aussi plus d'une violette; ou réciproquement. Au reste, on pourra écrire ces deux phrases comme on voudra, car à l'article Violette, l'Académie écrit : Poudre de violettes, et à Diamant, Poudre de diamant.
POUI4ET, s. m. Le petit d'une poule. Cette poule a tant de poulets. Un poulet gras. Des poulets engraissés... — Aux articles Croupion et
Gland nous lisons : Le croupion d'un poulet d'Inde, d'un chapon. Engraisser des cochons, des poulets dInde avec du gland. Ces mots poulet d'Inde sont-ils mis pour dindon ou pour dindonneau^ Quelle que soit Tacception que l'Académie leur ait donnée, ils devraient se retrouver comme synonymes à Coq , à Dindon ou à Dindonneau, ou tout au moins ici , pour en faire connaître la véritable signification.
POULETTE.— Dans tous les restaurants on mange un grand nombre de plats dits à la saiLce poulette, c'est-à-dire avec une sauce où il y a des œufs : des moules, des asperges, des choux -fleurs, des ris de veau, des pieds de mouton, des cervelles à la sauge poulette , à la poulette. Cette expression devrait xionc se trouver dans le Dictionnaire de l'Académie.
POCLEYRIN, s. m. Poudre fine pour amorcer le canon *. — Il se dit aussi de la poire qui contient cette poudre. Voy. Pulverin.
A son rang alphabétique ce dernier mot est écrit avec un é : pulverin. Nous ne signalons cette différence que pour la constater, car nous préférons l'e muet. — Quant à poulevrin, il nous paraît être un mot dénaturé, comme crapaudail.le pour crépodaille. Voy. Cure.
POURPRE, s. m... Cette étoffe est d'un beau pourpre. —Il est aussi féminin. La pourpre de Tyr était la plus estimée.
Il manque ici l'emploi très -usité de pourpre pris adjectivement : La couleur pourpre. Un manteau pourpre. Il devint pourpre de colère,
POURSUIVANT, s. m... Le poursuivant la vente sur folle enchère. — Peut-on donner un complément au substantif poursuivant : le poursuivant LA VENTE...? C'est pcut-êtrc bien un terme de Palais, mais il nous semble que c'est une locution à rectifier.
POUVOIR, V. n... Avoir la faculté, être en état de. Pouvoir marcher. Je pourrais sortir. Je puis dépenser. Je ne puis vous répondre. Je ne peux pas dormir. Il n'a pu réussir dans cette affaire... — Pouvoir s'emploie aussi activement, et signifie. Avoir l'autorité, le crédit, le moyen, la faculté, etc., de faire. Vous pouvez tout sur lui, sur son esprit. Si je puis quelque chose pour votre service, je m'y emploierai avec joie. C'est un homme qui peut beaucoup dans l'affaire dont il s'agit. Je ne puis rien en cela. Il peut beaucoup auprès de vos chefs. Il peut tout ce qu'il veut. Je ne crois pas le pouvoir.
S'il n'y avait pas dans ce dernier paragraphe « Pouvoir s'emploie aussi ACTIVEMENT » , uous scrions persuadé que l'indication de neutre , qui est au commencement de l'article , est une faute typographique. . Comment croire en effet que les verbes oser et vouloir sont actifs dans ces phrases : « Oseriez-^^oi^s le blâmer? Il a osé lui résister en face. Si j'ose m'exprimer ainsi. Personne n'osB lui annoncer cette fâcheuse nouvelle. Il veut partir demain. Il veut faire ce voyage.
1. Il aurait fallu dire « Poudre fine dont on se servait autrefois pour amorcer le canon », car aujourd'hui l'on se sert d'une « étoupille, petite mèche inflammable qu'on introduit dans la lumière d'une pièce , et qui sert d'amorce. » ( Acad. )
Il n*en veut rien faire. Il veut être payé » ; — et que pouvoir soit neutre dans celles-ci : « Pouvoir marcher. Je pourrais sortir. Je PUIS dépenser. Je ne puis vous répondre. Il n*k pu réussir dans cette affaire » ? Quelle différence y a-t-il? Les uns et les autres n'ont-ils pas également un verbe pour régime? Et dans celle-ci : « Il Veut fait assurément s'il l'eût osé » , le verbe faire n'est-il pas sous-entendu? Ne l'est-il pas de même dans ces autres phrases où l'Académie regarde pouvoir comme actif : « Si je puis (faire) quelque chose pour votre service j je m'y emploierai avec joie. C'est un homme qui peut (faire) beaucoup dans l'a/faire dont il s'agit. Je ne puis rien (faire) en cela. Il peut (faire) tout ce qu'il veut. Je ne crois pas le pouvoir (faire) »?
POUVOIR... Ne pouvoir mais d'une chose, — A l'article Mais cette locution occupe huit lignes; ici elle en occupequatorze.il vaudrait mieux ne faire qu'une seule rédaction qu'on mettrait à Mais ou à Pouvoir, et l'on renverrait de l'un à l'autre.
POUVOIR... Si jeunesse savait et vieillesse pouvait i — Ce proverbe ûgure quatre fois dans le Dictionnaire ; mais ce qu'il y a de fâcheux , c'est qu'il subit des variantes tandis qu'il devrait être écrit partout de la même manière : ici, par exemple, il y u une exclamation qui ne se voit pas ailleurs , et à l'article Savoir le et est remplacé par si. Voici ces variantes :
(à Jeunesse et Vieillesse) Si jeunesse savait et vieillesse pouvait, (à Pouvoir) Si jeunesse savait et vieillesse pouvait! (à Savoir) Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait!
POUVOIR, s. m... Les ambassadeurs se sont communiqué leurs pouvoirs, ont exhibé leurs pleins pouvoirs , ont fait apparaître de leurs pouvoirs ^,11 a reçu des pleins pouvoirs. Ce ministre a un plein pouvoir pour traiter de la paix. — Cette phrase II a reçu des pleins pouvoirs nous montre que l'Académie considère les mots plein pouvoir comme n'en formant qu'un seul, ce qui d'ailleurs semble confirmé par l'adjectif plénipotentiaire; en conséquence il faudrait les joindre par un tiret. L'absence de ce trait d'union a induit en erreur des écrivains éminents, qui ont cru devoir supprimer l'article : « Courant de là vers la Bastille avec de pleins pouvoirs,,. Le comité propose de donner au ministère du commerce de pleins pouvoirs pour faire des enquêtes,,, » Il est bien entendu qu'on ne mettrait le tiret que lorsque les deux mots seraient employés substantivement. On écrirait donc, Ce ministre a plein pouvoir (sans tiret) ou un plein-pouvoir (avec tiret) pour traiter de la paix,
PRATIQUER, V. a... Pratiquer un trou, une ouverture jVercer, faire un trou, une ouverture. Pratiquer un chemin, un sentier. Frayer un
1. A l'article Apparaître on a mis leur pouvoir (au singulier) « Les ambassadeurs ayant fait appamitre de leur pouvoir », ce qui donne à penser qu'on peut employer indifféremment Tun ou l'autre nombre.
ao
chemin, un sentier. — Ce mot praliquer s'emploie en médecine, en chirurgie, en hippiatrique, et devrait se trouver ici dans cette acception. On dit pratiquer un sêtonj et à Farticle Ortie TAcadémie dit également : Pratiquer une ortie (insinuer entre le cuir et la chair d'un cheval un morceau de cuir ou mèche, pour dégorger la partie malade) .
PRÉCEINTE, s. m. — Lisez : s. f.
PRÉ€1EUX, EUSE, adj. Qui est de grand prix. Une étoffe précieuse. Des meubles précieux. Les plus précieux des métaux... — Nous avons souvent exprimé le regret que l'Académie n'ait pas indiqué les compléments qu'on peut ou qu'on doit donner aux verbes, auï substantifs, aux adjectifs, etc. Ici nous demanderons s'il faut dire, Cet animal est précieux pour son utilité , pour sa frugalité, pour sa beauté, ou par son utilité, etc; le diamant est précieux pour sa dureté, pour son éclat, pour sa transparence, pour sa rareté, ou par sa dureté, etc. ? Nous ne doutons pas qu'on ne puisse employer les périphrases à cause de, sous le rapport de, etc. ; mais comme les auteurs disent le plus souvent précieux pour ou précieux par, nous voudrions savoir si l'une de ces locutions est préférable à l'autre, et laquelle.
PRÉFÉRER, V. a. Se déterminer en faveur d'une personne^ d'une chose, plutôt qu'en faveur d'une autre. Il faut préférer l'honnête à l'utile. H préféra de se retirer. Je préfère qu'il parte.
Faut-il dire « Je préfère beaucoup ou de beaucoup l'honnête à l'utile; je préfère beaucoup ou de beaucoup qu'il parte immédiatement »? Voilà ce qjue l'Académie ne nous apprend ni à Préférer, ni à Beaucoup. Nous croyons qu'il est mieux de dire Je préfère de beaucoup, mais nous voudrions être certain de ne pas nous tromper.
PRÉFix, IXE, adj. — Le masculin devrait prendre un e final , comme fixe, et comme perplexe, qn'si.ntreîois l'Académie écriv2i\t perplex,exe^
PREMIER, ÈRE, adj... Nous avons douté de cette nouvelle, et vous TOUT LE premier. — A Tout nous trouvons de même : Bien des gens s'y tromperaient, et vous tout le premier.
Nous sommes surpris de ne pas trouver, au moins comme variante, le tout premier, car on dirait la toute première, les toxjt premiers] et non toute la première, tout ^ les premiers. Si l'on vous faisait telle chose, vous seriez la toute première à vous plaindre, A^ous avons douté de cette nouvelle, et vous les tout premiers, — Aux articles Tout et Autre , l'Académie dit très-bien : « C'est maintenant tout un autre homme, ou mieux un tout autre homme. » Voy. Tout.
PRÉPARATlF, s. m. Apprêt. On fait de grands préparatifs pour l'entrée de ce prince. On n'a fait encore aucun préparatif... Il y a des opérations de chirurgie qui demandent de grands préparatifs. — ici comme à l'article Apprêt (dar^s cette acception), l'Académie ne joint
1. Ce serait évidemment une faute d'écrire « tous les premiers » , car cela présenterait un non-sens ; et c'est cependant à cela qu'on pourrait être Qptraîué, par distraction du moins, en mettant tout avant l'article. ■ /
que le verbe faire au substantif : Faire de grands préparatifs ; faire des apprêts, de grands apprêts. Cependant il aurait été utile d'y joindre les autres verbes qu'on peut employer, et nous pensons qu'on peut très-bien dire, Commencer, finir, achever, terminer les prëporratifSj les apprêts d^une fête; l^s apprêts, les préparatifs de la fête sont commencés, finis, achevés, terminés.
FHÈS... Il n'est pas près de finir, Quakd il se vit près de mourir, près d'être condamnée — Il est fâcheux que l'Académie n'ait pas donné un plus grand nombre d'exemples de près de suivi d'un infinitif, car souvent prêt à et près de ont tellement de rapport dans le sens figuré, qu'il est difficile de déterminer lequel est préférable (Voy. Prêt à). Autrefois on ne faisait aucune diff*érence entre les deux, et même oû écrivait fréquemment prêt de, comme dans cette phrase de Montesquieu :
Nous étions prêts n'arriver, quand la curiosité me prit... Voici quelques-uns des exemples que nous avons recueillis sur près de :
(à Crever) V abcès, la tumeur n'est pas encore près he crever. (à Récréation) Vheure de la récréation est près de finir, (à Incendie) Leur politique sut prévenir Vincendie qui était près n'éclater. (à Dissoudre) A les entendre, le corps social est près de se dissoudre, (à Foudre) Le prince est en colère, et la foudre est près de tomber» (à Présence) La présence de Dieu devrait retenir ceux qui sont près de se rendre coupables.
L'Académie aurait dû nous apprendre dans cet article s'il faut dire Couper des cheveux, moucher une chandelle, tondre, raser près ou de PRÈS. C'est une question qui paraît assez délicate , puisque l'Académie n'est pas toujours d'accord avec elle-même. Voy. Raser et la note.
Mais il est une locution que nous avons plus d'une fois entendue et même lue, et que nous ne trouvons ni à Approcher, ni àPtiÈs; la voici : Il approche de fort près le ministre, le pnnce, le souverain. Si elle est bonne, jyous serions bien aise de la voir dans le Dictionnaire de l'Académie et d'apprendre si elle dit plus que Approcher le ministre, le prince, que l'Académie définit « Avoir un accès libre et facile ,auprèsde lui ».
PRESSER, V. a. — A l'article Serrer nous lisons : Votre écriture n'est pas assez pressée, serrez-la davantage. Si l'on peut dire presser son écriture, une écriture pressée, il serait convenable de mettre ici cette locution ; si l'on ne doit pas l'employer, il faut la supprimer à l'article Serrer.
PRÊT À. — On regrette de ne voir ici aucun exemple analogue à ceux qu'on trouve aux mots Agneler, Chatter, Laie, Poulette : Une brebis prête à agneler. Une chatte gui est prête à chatter. Une laie prête à mettre bas, Une poulette prête à potidre. Dans toutes ces phrases, près de aurait mieux rendu l'idée qu'elles présentent; et à l'article Lapin nous lisons : Une lapine près de mettre bas.
PRlMEvi:RE. PRIMEUR. — Transposez : Primeur. Primevère.
PRUIEVÈRE... Bouquet de primevère. Bordure de prifnevères, — Pourquoi primevère est- il au- singulier dans le premier exemple, tandis qu'il est au pluriel dans le second? Ne faut-il pas plusieurs primevères pour un bouquet aussi bien que pour une bordure? L'Académie a-t-elle voulu donner à entendre qu'on peut mettre indifféremment l'un ou l'autre nombre? Voy. Amande.
PRIVILÉGIÉ, ÉE, adj... Les artisans non-mai très pouvaient travailler librement dans les lieux privilégiés, — Lisez : non maitres (sans tiret), car il ne s'agit point ici d'un substantif composé comme nonsens ^ non-ùsagej les non-conformistes j etc.; on veut dire, Les artisans qui ne sont pas maîtres. C'est ainsi qu'on écrirait : Tels eU tels, non comparants, sont sommés de.,.; on ne mettrait le tiret que si Ton faisait de non comparants un substantif en disant : les non-comparants.
Dans ce même article Privilégié il manque un paragraphe de cinq lignes qui se trouve à l'article Cas, auquel on aurait pu renvoyer ; le voici : (( Cas privilégiés, ou Cas royaux ^ , Crimes dont les juges royaux pouvaient seuls connaître, quelle que fût la condition de l'accusé. La fausse monnaie, le duel, étaient des cas privilégiés. »
PROCHE, adj. des deux genres. Voisin, qui est près de quelqu'un, de quelque chose. Les maisons proches de la rivière sont sujettes aux inondations... Ces maisons sont proches Vune de Vautre. — Proche est encore préposition, et signifie. Près, auprès... Les maisons qui sont proche de la ville'.
Il nous semble que la différence est bien peu sensible entre les mmsons proches de la rivière et les maisons qui sont proche de la ville. Nous croyons voir que c'est le verbe dont proche est précédé qui fait toute la différence entre l'emploi de la préposition et celui de l'adjectif, et en conséquence nous proposerons d'écrire Ces maisons sont (situées) proche l'une de Vautre, mais nous aimerions mieux... sont près l'une de l'autre.
PROFITER... signifie aussi Être utile, servir. Tous les avis qu'an lui a donnés ne lui ont profité de rien. Tout ce qu'il a fait n'a profité de rien à sa famille... Il ne lui a de rien profité d'avoir été si attaché à, ses intérêts.... De quoi, en quoi cela vous profitera-t-il ?
Toutes ces phrases sont dans l'édition de 169Zi, et de plus Racine a dit: De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
Mais aujourd'hui dit-on Vos avis ne lui ont profité de rien ; Son avarice n'a profité de rien à sa famille f Nous croyons que depuis longtemps déjà on substitue servip à profiter dans ces deux phrases et autres analogues, et qu'on dirait, par exemple, // ne to* «'servi de rien d'avoir été si attaché à ses intérêts. Quant à la dernière phrase ci-dessus, nous sommes persuadé qu'on dirait en quoi et non de quoi
1 . Ce paragraphe manque également à Royal. Une ligne suffirait pour réparer l'omission. Avant ou après celui qui concerne les lettres royaux, on mettrait : « Cas royaux ou Cas privilégiés. Voyez Cas. »
cela vous profitera-t-dl ? Cette variante en qiwi, ajoutée dans l'édition de 1835, nous semble la seule expression admise aujourd'hui, ainsi que de qiioi ou à quoi cela vom servira-M7 ?
On dit très-bien profiter de dans le sens actif de Tirer profit, avantage, utilité. Profiter de la dépouille, de la ruine d' autrui; profiter du temps, de l'occasion, de ses avantages ; cet homme ne sait profiter de rien, etc.; quant au sens passif, quoiqu'on dise Cela lui a peu profité, nouu^ pensons qu'avec de rien il est mieux d'employer le verbe servir, qui rend fort bien l'idée qu'on veut exprimer : CéCla ne lui a servi de RIEN, ne lui a profité en rien.
PROIE... se dit aussi, figurément, en parlant des personnes qui ont à souffrir des vices, des passions des autres, ou de leurs propres passions. Être en proie à V avidité, à la cupidité des usuriers... — Dans cet exemple et dans ceux qui suivent, l'expression être en proie, demeurer, rester en proie, se livrer en proie, est toujours suivie d'un complément : // est en proie à la rapacité de ses valets, de ses domestiques; A la calomnie, À la médisance; À ses passions, À sa douleur, À la tristesse. Dénu^ de tous ses appuis, il demeura, il resta en proie à la vengeance. Se livrer en proie à ses passions, À sa douleur. Cependant à l'article En on trouve simplement livrer en proie, expression reproduite dans une définition du verbe Livrer. Il y a donc ici omission d'exemples sans complément, ou ailleurs omission de ce complément. Voy. En.
PROMESSE... Je vous sommc de votre promesse, de tenir votre promesse.— Suivant nous, la phrase pleine aurait dû précéder la phrase elliptique, car si l'on veut procéder méthodiquement on doit aller du connu à l'inconnu*.— A l'article Sommer on trouve seulement « Sommer quelqu'un de sa parole. Lui demander qu'il tienne sa parole. » Il aurait certainement mieux valu ajouter la phrase pleine.
PRONOMINAL, ALE, adj. T. de Gramm. Qui appartient au pronom. — Verbe pronominal. Verbe qui se conjugue avec le pronom personnel de la même personne que le sujet, comme dans ces phrases : Il se tous. Il se donne des louanges. Ces deicx femmes se disent des injures. Votre bien s'augmente. Vous vous ennuyez d'attendre. On n'appelle proprement Verbes pronominaux que les verbes toujours employés avec le pronom personnel, comme Se repentir, s'emparer, s'arroger, etc. — Verbe pronominal réfléchi. Verbe pronominal réciproque.
Cettç définition du verbe pronominal nous paraît être un des articles de grammaire les plus simples et les plus clairs du Dictionnaire; seulement, nous aurions désiré voir ici des exemples des verbes
1. Si la locutiQn est tellement familière que l'expression elliptique soit la plus usitée, ce n'est pas toujours une raison pour ne pas donner la phrase pleine ; on ajoute « Ou simplement, ou plus ordinairement, etc. » Les exemples n'en sont pas rares dans le 'Dictionnaire de l'Académie; ainsi à l'article Matin on lit : t On dit Demain au maiin, et plus ordinairement, Demain matin: %
pronominaax dans les temps composés et au pluriel , pour faire bien comprendre au lecteur que le participe de s'arroger, par exemple, ne s'accorde pas avec le sujet comme celui de s'emparer et de se repentir, — Nous pensons aussi qu'après Verbe profwminal réfléchi, verbe pronominal réciproque, on aurait pu ajouter « ou simplement, Verbe réfléchi, verbe réciproque » , puisque ces deux sortes de verbes ne peuvent pas se conjuguer sans un des pronoms me, le, se, etc.
PEOPiTiATiON, s. f. (On prononce Propiciation.) •— Deux nft)tife auraient dû faire substituer à cette indication « Dans ce motet le suivant (Propitiatoire) lia se prononce cia, » D*abord, la prononciation aurait servi pour deux mots, et ensuite il nous semble qu'en disant de prononcer propiciation l'Académie donne à croire que dans lion le t conserve sa valeur naturelle, d'autant plus que quelques lignes plus bas se trouve Proportion, qu'elle dit de prononcer proporcion.
PROPORTION, s. f. (On prononce Proporcion,) — Dans tout son Dictionnaire l'Académie n'a indiqué la prononciation de tùm final qu'aux quatre mots portion, potion, proportion, transition (sauf toutefois celle de faction, qui se trouve au mot factieux) . On se demande pourquoi elle a donné la préférence à ceux-là, qui ne présentent pas de diflaculté particulière, plutôt qu'à déglutition, dentition, partition, pétition, etc., dans lesquels les deux ti se prononcent différemment, et aux mots appréciation, énonciation, négociation, prononciation, renonciation, etc., dans lesquels on pourrait supposer que ci et li ne se prononcent pas de la même manière. Cette prononciation du mot proportion, donnée sans nécessité évidente, contraste singulièrement, comme nous venons de le voir, avec celle de propitiation, où l'Académie dit de prononcer dation,
PROPRE... signifie quelquefois. Même, exactement semblable. Il a dit cela en propres termes. C'est, en propres termes, ce qu'il a répondu. Je vous rapporte ses propres paroles, les propres paroles dont il s'est servi. Vous demeurez dans la propre maison où il logeait^. Le propre jour de sa naissance. Sa maladie commença le propre jour que la mienne finit. Il se dit par redondance, et pour exprimer l'identité avec plus d'énergie. — Nous croyons que dans cette acception propre ne s'emploie plus qu'avec les mots termes et paroles, et qu'il aurait mieux valu ne pas mettre les trois derniers exemples. L'Académie a supprimé celui-ci de la première édition : « Vous estes monté sur le propre cheval qu'il avoit accoustumé de monter » ; mais elle a ajouté ceux-ci : « Le propre jour de sa naissance. Sa maladie commença le propre jour qus la mienne finit. » L'expression le jour même nous semble préférable ; et dans la dernière phrase nous aurions dit le jour même où, au lieu de le jour même que.
1. Il est inutile de faire remarquer la différence qu'il y a entre Vous demeurez dans la PROPRE maison de M*** { la maison qui lui appartient), et Vous demeurez dans la proprb maison (la maison même) où il logeait.
PROPRIETAIRE 9 S. des deux genres. Celui ou celle à qui une chose appartient en propriété. Les propriétaires des maisons sont obligés aux grosses réparations. Cette maison appartient à plusieurs propriétaires. Cette terre rapporte tant au propriétaire, à son propriétaire. Le propriétaire et le locataire. Le propriétaire et l'usufruitier, La propriétaire est absente.
D'après ces exemples il semblerait que propriétaire ne se dit que de ceux qui possèdent des immeubles. Quel est donc le terme qu'il faut employer en parlant de ceux à qui appartiennent des meubles, des livres, des chevaux, etc.? Si Ton peut dire le propriétaire de ces meubles, de cette bihliolhèqus, etc., l'Académie aurait dû en donner au moins un exemple.
Cette phrase Le propriétaire et Vusufruil/ier se trouvait déjà dans la première édition , imprimée en 1694. Dans ce temps*là on ne connaissait pas Texpression nue propriété, ni par conséquent celle de mu-propriétaire; mais aujourd'hui que l'Académie parie de la ntie pro^ priété aux articles Nu et Propriété , elle devrait dire Le nu-propriétaire et l'usufruitier, et nous apprendre comment ce mot composé doit s'écrire au féminia et au pluriel.
PI^OPRIÉTÉ^. Nue propriété,. Propriété d'un fonds dont un autre a l'usufruit. — De même que nous écrivons fe& nus^propriétaires (Voy. Nu), nous pensons qu'il serait bien d'écrire la nus-propriété (avec un tiret). Nous avons un certain nombre de mots où l'adjectif est joint par un tiret au substantif qui le suit : blanc-^ianger, courP-bouillon, cm/rte-bûtte, longue-vue, pXam^cha/nt, sage-^femme, etc.
PROTE, s. m. T. d'Impr. Celui qui, sous les ordres de l'imprimeur, est chargé de diriger et de contluire tous les travaux, de maintenir Tordre dans l'établissement, et de payer les ouvriers. Un prote inteh-^ ligent, attentif. Un prote négligent. Cet imprimeur a un prote vigilant. — Il se dit aussi de ceux qui lisent et corrigent les épreuves. Un prote ne saurait être trop instruit.
Nous nous permettrons plus d'une remarque sur cet article, et d'abord nous dirons qu'on devrait écrire prête avec un ô, car ce mot vient du grec protos qui signifie premier (le premier employé).
D'après cette signification primitive du mot prote, on aurait pu dire simplement que le prote d'une imprimerie en est le contre-maître , car à l'article Contre -maître l'Académie dit que ce mot exprime a dans les grandes Manufactures, Celui qui dirige les ouvriers, qui a inspection sur eux » , et qui sans doute aussi est chargé de les payer.
Enfin nous pensons que c'est un abus des mots de dire prote pour correcteur; car c'est seulement dans de petites imprimeries que le prote est s^pelé parfois à corriger les épreuves sur le papier et même sur le plomb, et à faire le simple office de compositeur. — A l'article Passer on trouve ce même emploi du mot prote : « Ce prote ne corrige pas exactement, il laisse passer bien des fautes » , phrase inin-
telligible pour les imprimeurs qui n'auront pas lu la définition de Proie dans le Dictionnaire de l'Académie, à moins qu'il ne s'agisse de ces petits ateliers où, comme nous venons de le dire, le prote remplit les fonctions de correcteur d'épreuves.
PEOVENANT, ANTE, adj. Qixi provient. Tom les deniers provenants de la vente des meubles ont été employés à cela. Les sommes provenantes de la vente des différents effets s'élevaient à tant. Les biens PROVENANTS de la «Mccessto». — Ne serait-il pas convenable de laisser cette orthographe au style de pratique, et d'employer provenant comme participe présent dans Tusage habituel ?
PEOVOCATEiJR,TRiC£,adj. Qui provoque. Agent provocateur. —-W est un autre mot qui a le même sens, mais auquel on donne une acception bien diflTérente ; c'est l'adjectif provocant. Tous les jours on emploie les locutions bravade provocante^ regards provocants, ceillades provocantes, grâces provocantes, de provocants sourires^ où l'adjectif provocateur ne saurait trouver place. On voit que le plus souvent il a à peu près la même signification qu'agaçant, mais un peu plus de force. On regrette d'autant plus de ne pas le trouver dans les dictionnaires, que la plupart des auteurs l'écrivent par qu au lieu d'y meftre un c^ et à notre avis font une faute. En effet, les adjectifs en ant dérivé» des verbes en quer dont le substantif finit par cation, prennent tous le c; ainsi l'on écrit confiscant, fabricant, suffocant, vacant, etc., comme confiscation, fabrication, etc. ; et puisqu'on met un c à provocateur et provocation, il en faut également un à provocant.
PRUD'HOMIE. — On écrit homme, homniasse, hommage, etc.; pourquoi écrire bonhomie et prvd'homie avec une seule w? Dans les quatre premières éditions, l'Académie a écrit prvd'hommie avec deux m; bonhomie (une seule m) n'est admis qu'à partir de la quatrième. Sans doute on a voulu régulariser l'orthographe de ces deux mots ; mais on aurait mieux fait d'ajouter une m à bonhomie que de la supprimer à prud'hommie.
PRUNE, s. f. Fruit à noyau... Prune de damas*.. Prune de Brignolles.— Il faut écrire Damas avec un grand />, comme on a mis un grand B à l'autre nom (Brignolles); mais à ce dernier mot il ne faut qu'une /^ comme on le trouve à la lettre B, « Brignoles ». Voy. Damas.
PUISSANT, ABrrE, adj... Tout-puissant, toute-puissante. Qui peut tout. Dieu seul est tout-puissant. Il signifie aussi, par exagération. Qui a un très-grand pouvoir, un très-grand crédit. // était tout-puissant à la cour. Il était tout-puissant auprès du prince. Vous êtes toutpuissant sur l'esprit d'un tel. Ils sont tout-puissants. — Il nous semble qu'on pourrait sans inconvénient supprimer le tiret dans l'adjectif composé tout-puissant, et écrire : « C'est un coup de la mmn de Dieu, de sa main toute puissante. La reine est toute puissante sur l'esprit de son auguste époux. On réserverait le tiret pour le substantif composé LE Tout-Puissant.
P17ITS, S. m... Le bord d'un puits. Le rebord d'vn puits, La mardélie ou la margelle d'un puits. — A l'article Margelle rÂcadémie n'a pas reproduit mardelle, d'où nous concluons que ce mot est un terme local ou même une locution vicieuse qui ne devrait pas se trouver ici. De marge on doit faire margelle et non mardelle,
PUNCH, s. m. (On prononce Penche.)— "Exl 1762, l'Académie a francisé les mots anglais bee f steak ^ roastbeef, pudding, aie, punch, toast, etc., en les écrivant bifteck, rosbif, pouding, aile, penche, teste, etc. Dans sa dernière édition elle a maintenu la même orthographe pour les quatre premiers de ces mots; il aurait été mieux de ne pas revenir à l'anglais pour les deux derniers. Voy. Toast.
QUADRATURE. T, d'Horlogerie.— A la lettre C on trouve déjà ce mot écrit Cadrature, et accompagné d'une définition qui est lettre pour lettre la même qu'ici. Nous pensons que c est préférable à qu, et que de cette dernière variante il faudrait renvoyer à la première, d'autant plus que nous avons aussi quadrature, terme de Géométrie et d'Astronomie, où la syllabe qua se prononce coiui.
QUADRUPÈDE... Lps quadrupèdes vivipares. Les quadrupèdes ovipares. — A l'article Ovipare nous avons vu que l'Académie en reproduisant cet exemple des précédentes éditions. Il y a des poissons qui sont VIVIPARES, et d'autres qui sont ovipares, a fait un anachronisme, c'est-à-dire qu'elle a mis au nombre des poissons les cétacés, qui aujourd'hui forment une famille à part. Ici, en disant qu'il y a des gwadrupèdes ovipares, elle qualifie évidemment du nom de quadrupèdes les tortues, les lézards, les grenouilles, etc., qui maintenant sont considérés par les naturalistes comme des reptiles, parce que, de même que les vrais reptiles, c'est-à-dire les serpents, ils ont le sang froid. SaBS supprimer cet exemple, les quadrupèdes ovipares, elle aurait bien fait de mettre ses lecteurs au courant des progrès de la science.
QUARTINIER, S. m... Ouelques-uns disent, Qwar^cmer. — Dans les trois premières éditions l'Académie elle-même disait quartenier, et à l'article Dizenier elle dit encore aujourd'hui Les ouarteniers, les dizeniers de Paris. D'après l'orthographe qui figure en tête de cet article il paraît que qu^rtinier prévaut maintenant; mais nous n'en comprenons pas la cause , et nous croyons que quartenier est préfé-^ rable, à cause de l'analogie de désinence avec dizenier, cinquantenier, centenier, etc. Ce mot n'a pas un primitif terminé par ine comme cantinier, qui est dérivé de cantine.
QUATERNE.— L'Académie nous dit que dans qicatemaire qua se prononce coua. En est-il de même pour quatemef Qu'il faille prononcer ca ou coua, elle aurait dû, ce semble, l'indiquer ici, comme elle l'a fait à chacun des mots quadruple {coua) et quadrupler (coua) pour
la siinilitu4e> ou Hquéfo^iUm {eue), e^ liquéfier {k^l pQur l%dii&i?(iii^e. QUAT^AiN-M lAs, qimhmK^ ie Pibmi, -^ A Gifî^UMiK 09. trauve « L^i indiques 4^ Ca^on &o»t un po^me giwmiqm*. » Noua im compito^ i^P3 pas pourqu/oi Distique est écrit avec un /> ms^uaciU^ «igtio^fo»» avec un q miim^ciitte.
QUE... remplace aussi, en parlaiM; 4^s c]».o^ea, PeQ^aot lequel* âans l^q^, etc. L' hiver qv'il /îi s* froid, le j(of*r <Hie o^to eài wmmé^ A$^ n^t^mmU q^« je le reverrai. ^ Et aillei»ips ;
(à Prqfri) Sa maladie commença le propre jour qu la miânn» /Ititi. {h Vont) /«M vi^ <« t6tiva Qob Ton Ausiiil... (à CoiMléM^RATioiv) . ^. l«i(H^r qu'on «éi^bre n^ («i^r^ /(^ Dans d'autres articles, TAcadémie emploie à peu près indiflféremment où et qtie; cependant elle semble préférer ce dernier : (à Moment) Au moment où U arrivera, j'irai le voir,
Id, Au moment que je le verrai, je im parlerai i» voue, M, y arrivai dan^ le moment même Qo'ti venait^ àe jort«r, dans le moment oyb t( portait.
(à Temps) Quand reverr^ns^ous le temf^s qv^„^^ls. tempti <)ii... Id. Le temps fut q>qe..^
Id. Il fut un temps^ il y a eu un ter(^ps Qri^..., un temps oi^,.. ( à Jour) Un jour viendra que...
C'est là le quo des Latios» et le que fraoça^. qai le représeote était ^i9r core très-usité il y a deux siècles ; mais nous croyons qu'aujourdH^ Ton emploie généralement le pj?onQm oikj qui nous semble préférable.
QUiL.. est aussi un coirrélatif des mot» Tel, quel, même, au^e, meilleur, pire, et se met toujours après... Cesl bien un autre homfHe que voufi ne disiez. M a bien d'autres vues que vous ne croyez. rT-*.^(HX& croyons qu'il auirait été pj[u3 correct de dire : C'est yx mm i^^'WF homme que vous ne disiez. Il a db bibn autres vues q^a Y^9k 19^ croyez , car il a bien d'au^^rss vues peut signifier IL a beau^up df'%^ très vues, et ee< n'est que la ûu é,e la phrase qui force k compreodffe l'idée de l'auteur. I*iou& pensons qu'on dirait, Ce sont db bien àiiït«JI3 ffems, et non, c* so^ bien d'autres gens. Voy. Bien et Premvb-
QUe... foBmë en outre certaines locuUons avec diverses prépotsjr tions, conjonctions et adverbes, comme Afin que, avant que, a^ivè^ que, bien que, dès qus, depms que, encore que, loin qufi, pMis^^m, parce que, sans que, à moins que, attendu que, vu que, en sorts- que, d'autant que, outre qvs, pourvu que, soit que, et quelques autres..
Non-seulement ^Fti« se joint à des prépositions, des conjonctîoD3 Qt des adverbes, pour former diverses locutions, natals eacoDe^il s'emr ploie seul pour représenten ces locutions, et l'Académie^noiie^en feufnit plusieurs exemples; ainsi il se dit pour AFIN QOB : Approchez , que je vous parle.
DE PEUR qiJe : Retirez-vous, qv'U ne vous maltraite, lorsque : A peine était-il sorti , que la maison s'écrouta.
AVANT QCE : Je rCiraipmnt que tout m soit pr4t, ( Voy. Ne.) DEPUIS QUE i II y a dix ans (écoulés) qv'H est parti, SOIT QUE : Qi;'t7 perde son procès ou qvHI le gagne, il partira, SI BIEN QUE : On le régala que rien n'y manquait.
Mais il est d'autres locutions représentées par que, et nous aurions désiré les trouver dans le Dictionnaire de TAcadémie, pour savoir d'abord si elles sont bonnes, et ensuite si notre interprétation est exacte. Voici quelques exemples que nous faisons précéder du sens que nous attribuons au que :
PUISQUE : Sans doute vous avez été malade, Qu'on ne vous a vu depuis six mais.
Id. Vous êtes donc brouillé avec M***, que vous ne lui parlez plus? PARCE que : Si je ne vais plus chez vous , c'est que je crains d'y rencontrer M***.
Id. S'il est pauvre aujourd'hui, c'est Qu'il a dissipé follement son
immense fortune.