‹ Errata du Dictionnaire de l'Académie françaiseChapitre 48 sur 55 · On conserve le z dans Nazareth · texte numérisé non relu

On conserve le z dans Nazareth

6. C'est probablement par inadvertance qu'on a mis Borysthènes avec une s finale dans le Complément du Dictionnaire de l'Académie. Si l'on écrit Athènes, Mycènes, Cynoscéphales, Delphes, etc., c'est à cause de la terminaison plurielle de l'étymologie : Athenœ, Mycenœ, Cynoscephalœ, Delphi. Cependant on trouve, aaème dans le Complément ci-dessus, Clazomène et Cyrène sans s, malgré la terminaison Clazomenœ, Cyrenœ.

7. Vf qu'on mettait autrefois au mot Flandre vient évidemment de l'idée de pluralité qu'on

On trouve dans des dictionnaires biographiques très-estimes les noms propres Apelle, Démosthène, Anaximène, etc., écrits avec une s à la fin. C'est sans doute une distraction, puisque dans ces mêmes ouvrages on a écrit sans s finale : Socrate, Sophocle, Euripide, Aristophane, Aristomène, Clisthène, Antisthène, Ératosthène, Diogène, Mécène, etc.

L'Académie a conservé ez dans le mot lez signifiant Près de (le Plessis-lez-Tours, Saint-Denis-lez-Paris), que les auteurs et les typographes écrivent généralement l^s.

ET

Il faut écrire avec un * simple, conformément à Tétymologie et à l'usage : absinthe, empiriqus ^, lis, logogriphe *, siphon, sirène, sirop, sphinx, stigmate. Silène. — L'Académie écrit aussi avec un % simple : asile, calice, cariatide, cime^, Colisée, cristal, harpie, mirmidon, et Zéphire, le Zéphire, quoiqu'elle maintienne l'y dans un zéphyr.

Bon nombre de personnes transposent à tort Vi et l'y dans les mots suivants : amphictyon, amphitryon, diptyque, triglyphe^, hyacinthe ^, sibylle, Érinnys, Ériphyle, Hippolyte ^ Bithynie, Didyme, Libye'^, Libyssa , Lilybée , Mitylène, Sicyone, Sisygambis, Sisyphe^, Tirynthe, etc.

DE l'accent circonflexe ET DU TRÉHA.

Il ne faut pas d'accent circonflexe dans les mots aile, cime, mitre,^ chute, égout, joute, reliure, — Levure (écume de bière) et mûre sont les seuls substantifs terminés parwre où l'Académie mette un accent^.

En attendant que l'Académie supprime le tréma sur Ve précédé d'un a ou d'un o, comme dans Israël, Raphaël, Noël, etc., nous croyons devoir signaler l'habitude qu'ont les littérateurs les plus instruits d'affecter de ce signe Vi ou Vu précédé d'un é, et d'écrire : néréide, plébéien, Chryséïs, Déîdamie, Déïphobe, Pléiades, Pompéï, Créiise, etc. Aujourd'hui l'Académie ne met plus le tréma sur la voyelle qui suit* Vé, et elle a raison : l'accent indique suffisamment que la voyelle suivante, i, u, n'a pas besoin de tréma pour être détachée de cet é dans la prononciation.

attachait à ce mot; au lieu de dire , // est ou Je vais dans les Flandres, on disait, Il est, je vais en Flandres.

1 . On met un y à empyrée, empyreume. — 2. Apocryphe et hiéroglyphe prennent l'y.

S. Cymaise n'a pas la même étymulogie que cime, et prend nécessairement l'y.

4. On est surpris que l'Académie n'ait pas admis les mots triptyque et diglyphe en môme temps que diptyque et triglyplie,

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