Il y a même des personnes qui écrivent Uypolithe
1, 8. Dans Lycic, Lydie, Cyzique, l'y se met au contraire à la première syllabe.
9. Elle n'en met point à lavure, qu'autrefois elle écrivait laveure aussi bien^que Uveure,
Plusi^eurs personnes séparent Ve de Va ou de Vo dont ii est précédé dans quelques noms étrangers, et l'affectent d'un tréma ; elles écrivent Schweighaëuserj Goethe, etc. Cet usage qui commence à s'introduire doit être combattu, parce qu'il tend à dénaturer la prononciation des noms : si l'on ne veut pas écrire comme les Allemands Schweighanser, GôthSj tout au moins doit-on joindre à Va et à Vo Ve qui est destiné à modifier ia prononciation : Gœthe, Schweighcmser,
Qu'il nous soit permis, en terminant, de signaler quelques mots qui chaque jour sont prononcés avec un accent que bien probablement on ne mettrait pas en les écrivant; et d'autres, au contraire, où l'on fait muet Ve qui doit être accentué.
Il faut prononcer sans accent Ve de la première syllabe dans les mots Rémi, Seda?i, degré, femelle, levier, menuisier, mesure, pépin, peser, venimettx, etc, ; celui de la seconde dans les mots dangereux, féerique, je trouverai, Richelieu, Angely (Saint-Jean d*), atelier, chandelier, chapelier, coutelier, hôtelier, sommelier, tonnelier, etc.-— Mais dans Pépin le Bref, Rebecca, René, on ne se borne pas à prononcer la première syllabe avec un accent : un grand nombre d'auteurs les écrivent ainsi, et même la plupart des biographes écrivent Pépin, Cependant l'Académie écrit Pépin le Bref sans accent, comme le substantif pepm (Voy. Mairie).
Quant aux mots où l'on supprime mal à propos l'accent ou une lettre qui en tient lieu, ce sont principalement les diverses personnes du futur et du conditionnel des verbes terminés par 1er, ner, ter, etc., telles que j'appellerai, tu attelleras, il gèlera; je mènerais, tu emmènerais, il promènerait ; j'achèterai, je cachetterai, je souffletterai, etc., dont on fait muette l'antépénultième syllabe : j'appelerai, je mene^ rais, etc. — Il est même des gens très-instruits qui prononcent je renouvelé, tu feuilletés, il épouss'te, au lieu de renouvelle, feuillettes, épomsette.
Un assez grand nombre de personnes, qui d'ailleurs parlent bien, disent ajeter pour acheter; c'est une faute dont on ne se rend pas compte de leur pari;.
Dans quelques phrases les Parisiens prononcent VI comme si elle était double : ainsi ils disent : je l-Vai vu; je l-Vai dit à votre frère; vous l-Vaurez, etc. — Plusieurs aussi prononcent et même écrivent intercaller, au lieu de intercaler.
Quelquefois enfin , contrairement à l'habitude qu'ils ont de ne pas faire sentir Ve muet final précédé d'une voyelle, comme dans Vécurie, la vie, la houe, la rue, etc., qu'ils prononcent Vécuri, la vi, la hou, la ru, ils ajoutent un e au milieu de certains temps de verbes, et disent je conduirai, j'exclu^rai, je pourvoiErai, et même je perdurai, comme si ces verbes faisaient à l'infinitif concilier, excluer, pourvoyer, perder.