‹ Erreurs de Voltaire (volume 2)Chapitre 6 sur 71 · XII DISCOURS · texte numérisé non relu

XII DISCOURS

De srs^"^^'^^ '^ P^"^ s'élever jusqu'aux plus surnfs cnh'imes connoissanceso Mais il a au5si des '—^^ règles qu'il doit suivre, et des bornes qu'il do.{ rrspector. Il est des esprits hardis, et qui sont en même temps très-henreus. Il en est aussi qui ne sont que téméraires. Le mal de M. de Voltaire est d'avoir voulu s'élever au-dessus de tout, et d'avoir trop souvent méconnu ces règles sages et ces bornes respectables. Aussi un lecteur judicieux s'aperçoit bientôt que cet auteur est presque toujours sans principes fixes, sans logique sûre, sans érudition véritable, et toujours sans discrétion et sans respect pour ce qui mérite le plus d'être respecté. Il comprendbientôtque tousces vifs éclairs d'imagination, ces réflexions hardies, ce coloris brillant qui est répandu sur tous ses ouvrages, peuvent éblouir et surprendre les esprits légers, superficiels, peu capables de réfléchir; et qu'ils ne doivent faire , et ne feront nulle impression sur l'homme qui est en état d'examiner et de /uger.

C'est en ce qui concerne la religion , que M. de Voltaire a donné dans les plus grands écarts; et c'est à ce grand objet que

Page 1