PRELIMINAIRE. XIII
nous nous attacherons principalement. La religion n'est autre chose que l'alliance et la société qu'il y a entre Dieu et l'homme; alliance et société qui renferment pour nous les plus grands avantages , les plus grandes obligations et le plus grand intérêt. L'homme vraiment raisonnablene connoît rien de plus sacré, il ne voit rien qui soit plus digne de sa vénération et de son. respect. Les erreurs en cette matière, les faux principes, les maximes trop hardies, sont toujours infiniment dangereuses. Elles le deviennent plus encore, lorsqu'elles sont présentées d'une manière qui flatte plus la hardiesse de l'esprit humain, et qui semble naître de la raison même, d& la sagesse et de la vérité. 11 est donc infiniment intéressant de reconnoilre le faux d& ces principes malheureux, de faire remar-^ quer les conséquences quelquefois affreuses, et toujours ridicules, qui suivent na-^ lurellement de ces principes ; enfin d'ap-^ prendre à distinguer, dans des matières si importantes et si graves , la vérité > d'avec ce qui n'en a que l'apparence.
11 n'est presque aucun ouvrage de M..
de Voltaire, où il ne soit parlé de la reli-