‹ Erreurs de Voltaire (volume 2)Chapitre 9 sur 71 · PRÉLIMINAIRE. XV · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRE. XV

Pères de l'Eglise, et il laisse là son lecteur.

L'homme d'une raison droite mettra toujours au rang des rêveries philosophiques l'opinion de la fatalité. Un destin aveugle qui entraîne tous les événements humains , qui ne laisse rien à la sagesse et à la prudence de l'homme , avec lequel les êtres créés ne sont que des instruments semblables aux ressorts d'une grande machine ; ce destin n'est qu'une absurdité méprisable, et aussi condamnable au tribunal de la raison qu'à celui de la religion.

11 n'est pas possible que M. de Voltaire croie et adopte une absurdité pareille. Elle ne peut guère entrer que dans l'esprit d'un Hottentot stupide, ou d'un aveugle Musulman. C'estcependantlamatière de plusieurs pièces allégoriques qu'on trouve dans ses Mélanges, et de plusieurs réflexions philosophiques qui reviennent assez souvent dans son Histoire générale.

L'homme raisonnable les méprise, l'homme foible s'y laisse prendre, et le libertin s'en autorise dans ses égarements.

Mais la manière dont il parle de la pla-

Page 1