‹ Erreurs de VoltaireChapitre 10 sur 28 · TI · texte numérisé non relu

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Dans ses profondes méditations coùlre la religion chrétienne, Voltaire a appris que cette s^ligion est absolument incompatible aryee Tes- }irit de société ; qu'aucuîi de ceux qui la professent ne peut être ni roi, ni prince , ni le inattre d aucune terre o« domaine; qu'il ner }>eut posséder ni revenus, ni charge, ni office, parce que tout cela est contre les priâcipes ^ Tesseace «t Fesprii de noti» reltjpion. Toici ses propos :

a C'eat une c^ose monstrueuse dans les priu-i^ 3» cipes de notre religion 'vquun pape ait des: » sottveriânetés , parce- que cette religion est » tçxute fondée sur la pauvreté, sur l'égalité , V sur la haine contre les richesses et les ri- » «hes ; "parce que le mauvais riche est damné P uniquement: pour avoir été riche ; parce qu'il

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» est ordonné aux disciples de ne jamais faire » de provision pour le lendemaiu ; parce que » Jésus-Christ prononce ces terribles oracles » contre l'ambition et contre l'avarice » : U n'y aura, jamais ni premier ni dernier parmi vous ; celui qui voudra s'agrandir sera abaissée Ainsi , selon les décisions de Voltaire , ce seroit une chose monstrueuse dans les principes de notre religion , que parmi les chrétiens il y en eût quelqu'un qui fût ou roi ,* ou prince, ou riche bourgeois , ou négociant ; aucun d'eux ne seroit en sûreté de conscience. Qu'on ne parle donc plus ni de rois Très-Chrétiens , ni de Majestés catholiques; ce sont-là des choses monstrueuses.

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