‹ Erreurs des médecins, ou système chrono-thermalChapitre 26 sur 74 · DE LA PESTE · texte numérisé non relu

DE LA PESTE

Cette maladie est-elle une fièvre intermittente? Le cas du caporal Pareil, tel qu’il est rapporté par le D.r Calvert (medico-chirur gical transactions) , est une réponse satisfaisante à cette question. — « Cet homme , dit le docteur , était resté une heure dans la mer, pour laver et purifier ses vêtements, selon l’ordre qu’il en avait reçu. En sortant de Peau, il fut saisi d’un violent frisson et d’un mal de tête, auxquels succédèrent une chaleur à la peau , puis d’une transpiration abondante qui soulagea beaucoup le malade. Le jour suivant, le paroxisme revint et le docteur permit au caporal de rester à la caserne , croyant qu’il était atteint d’une fièvre intermittente. Le lendemain il y eut encore un retour; mais, cette fois, on décida que c’était la peste, en voyant un bubon à l’aine, où la douleur s’était portée en abandonnant la tête. Le paroxisme fut encore suivi d’une rémission ; mais, un jour après, pendant que le malade s’habillait pour se rendre au lazaret , il tomba à terre et expira. »

On dispute encore sur la nature contagieuse de la peste. De quelque côté que reste la vérité , il n’existe aucun doute quant à la manière de trai-

ter cette maladie. On doit, comme dans les simples fièvres intermittentes , régler la température dans les accès de chaud et de froid , et prolonger la rémission par la quinine, l’arsenic, etc., selon la constitution particulière du malade. Traitée de la sorte, la maladie ne saurait être plus fatale que par la routine commune. — « Dans tous les cas, dit le D.r Madden , nous faisions comme faisaient les autres praticiens : nous continuions à saigner, et les malades continuaient à mourir. » [Madden s Constantinople.)

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