DU MUSC , DE LA VALERIANE , DU CAMPHRE ET DE
l’assa-foetida.
Toutes ces substances ont chacune guéri la lièvre. Si ce n’était le prix , le musc serait, sans aucun doute, employé plus souvent dans la pratique de la médecine. Pour moi, je le place au même rang que la quinine et l’arsenic dans le traitement de ce qu’on appelle les affections purement nerveuses. On recommande généralement, dans les livres , de commencer avec dix grains. Entre mes mains, une dosé beaucoup plus petite a obtenu les meilleurs effets dans des cas nombreux. Mais la pureté de la drogue est importante.
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J’ai réussi dernièrement avec le muse dans un cas de strabisme intermittent qui avait résisté successivement à la quinine, à l’arsenic, à l’acide prussique et au fer.
Une dame mariée qui, pendant toutes ses grossesses, était sujette à l’épilepsie, mais n’avait hors de là aucun accès, vint me consulter là-dessus. Ayant essayé sans succès chacun des remèdes que j’imaginai bons ; je lui donnai alors du musc, qui arrêta tous les accès. La dose était de quatre grains.
Nous avons de continuelles disputes pour savoir si un remède est stimulant ou calmant. L’opium, le musc et l’acide prussique ont chacun à leur tour été le sujet delà discussion. Unthéoriste prend parti contre , un autre pour, et chacun des deux vous rapporte des faits d’une égale force. Tous deux ont raison et tous deux ont tort.
Pour détruire ce paradoxe apparent , on n’a qu a observer que tous les remèdes sont stimulants ou calmants, selon la dose et la constitution du malade.