‹ Erreurs des médecins, ou système chrono-thermalChapitre 72 sur 74 · DU FER · texte numérisé non relu

DU FER

C’est un très vieux remède pour la fièvre, peutêtre le plus vieux. Stahl s’étend particulièrement

sur ses vertus contre cette affection. L’efficacité d’un remède dépend beaucoup de la saison et du climat, beaucoup de la constitution du malade. Le fer, comme tout autre médicament, a eu par conséquent ses défenseurs et ses détracteurs pour toutes les maladies. C’est à présent un des principaux remèdes contre l’hystérie et les autres maladies des femmes, maladies que j’ai déjà montrées comme de simples variations de la fièvre intermittente.

L’eau dans laquelle on a fait infuser du fer chaud était ordonnée, en lotions, par les anciens médecins, pour la goutte et la paralysie. Dans les maladies de la peau et le cancer, le rachitis? l’épilepsie, l’étranglement, etc. ; le fer a été renommé par beaucoup de praticiens modernes. Les anciens le recommandaient dans la diarrhée, la dyssenterie , l’hydropisie , letisie, le vertige et les maux de tête. A présent , je dirai qu’il m’a beaucoup servi dans toutes ces affections, comme d’autres puissances, améliorant ou aggravant la condition du malade, selon la singularité de sa constitution.

Quelques médecins pseudo-scientifiques se sont amusés à faire de l’esprit à mes dépens, à l’occasion du fer. Le trouvant dans mes ordonnances contre la phthisie, ils m’ont accusé d’avoir pris cette maladie pour la dyspepsie. Combien de temps les hommes s’abuseront-ils encore avec de telles

puérilités? Quand apprendront-ils que le corps humain, dans la maladie comme dans la santé, est un tout et non une chose qu'on puisse morceler comme un champ de riz ou de blé? Qu’ils prennent une leçon de saint Paul, lequel, dans sa première épitre aux Corinthiens , dit ces paroles remarquables : — « Et si un membre souffre, tous les membres en souffrent , ou si un membre est honoré, tous les membres s’en réjouissent. »

Page 1