Ibid., p
2. Diehl, Figures byzantines, 2' série, Librairie Colin, p. 75.
3. Leroy de La Marche, Les Bains au moyen âge. Revue du Monde eathol, t. XIV, pp. 878-8^1.
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femmes. Les baigneurs de sexe opposé conversaient entre eux par des ouvertures pratiquées dans la cloison.
Malheureusement, les règlements de police affectés à la législation des étuves publiques ne fonctionnaient pas sans accrocs. Il était interdit aux lépreux d'y pénétrer et cette prohibition, si elle était acceptée d'un consentement docile, voisinait avec d'autres articles moins rigoureusement observés. En France, chaque établissement devait être réservé à un seul sexe. Misère de nous! Nul ne se souciait d'observer le règlement. Les contraventions pleuvaient ; déjà, au moyen âge, Fattrait du sexe était plus fort que la crainte de la justice. Les étuves publiques en virent de belles, et à plus d'une reprise ; en sorte qu'elles furent confondues tout simplement avec les maisons de débauche. En 1560, les Etats-Généraux d'Orléans, en décrétant la fermeture de ces établissements, virent leur règlement atteindre du même coup une bonne partie des étuves. On était en pleine Renaissance ; avec l'imitation des Grecs et des Latins, le règne de la crasse commença. En 1292, on comptait 26 étuves publiques à Paris. Il n'en restait plus que 2 sous Louis XIV.
Ceci pour démontrer qu'un progrès dans un sens ne se manifeste jamais sans un recul dans un autre. Et puis, la Renaissance fut-elle vraiment un progrès ? Elle détruisait brutalement le
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culte de la tradition, remplaçait Farchitecture gothique par le style jésuite, inaugurait une littérature pédante, inoculait aux populations, avec l'oubli du moyen âge, le mépris des soins du corps. Il fallut plus de trois siècles pour revenir aux habitudes hygiéniques. On se lave, aujourd'hui, plus volontiers qu'au temps de Henri IV ; reste à savoir si les progrès dans le nettoyage physique ont été suivis d'une amélioration parallèle dans le nettoyage moral K
Les latrines au moyen âge.
En matière d'hygiène, la Renaissance marque un recul. Nous avons déjà vu que les étuves publiques avaient été fermées ; on ne se baignait plus guère. Le respect de la malpropreté était devenu synonyme de progrès social. Les latrines disparaissaient des habitations. François P*" se servait de la cheminée pour y déposer ses ordures royales. En 1578, Henri III exigea le balayage journalier des amas stercoraux qui garnissaient les escaliers du Louvre. Au xvii® siècle, les grandes dames se mettaient à l'aise dans leur loge de théâtre ^\ chez elles, une chaise percée suffisait au débarras de
1. Des constatations analogues ont été faites par M. Cabanes ; mais nous n'avons pu nous procurer les journaux où il nous dit avoir publié ses recherches.