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ERREURS d'histoire 107
tion des établissements de bienfaisance s'était développé après le retour des premiers croisés. A Constantinople, en 109G, ils avaient admiré la magnificence et le nombre des hôpitaux; rentrés dans leurs domaines, une émulation généreuse s'empara d'eux; ils multiplièrent les fondations nouvelles, répandirent leurs trésors en bonnes œuvres '.
Cette profusion d'établissements de bienfaisance ne laissait pas d'entraîner des inconvénients. Assurés de trouver un gîte dans les hospices et l'aumône accoutumée à la porte des monastères, les pauvres se complaisaient volontiers dans une existence oiseuse. Ils ne travaillaient plus. L'assistance pour les vieillards et les lois sur les retraites ouvrières avaient, dès le xiii^ siècle, produit tous les abus qu'on en saurait prévoir. A telle fin que les artisans honnêtes, honteux d'être confondus avec tous ces valides truandants^ préféraient, une fois devenus vieux, finir leurs jours dans une misère discrète et souffrir de la faim, plutôt que de figurer au milieu de tous ces habitués de la cour des Miracles. Pour remédier à la détresse de ces braves gens, saint Louis avait fait instituer une commission de commissaiî^es ençuesteurs chargés de se rendre à domicile; plus tard, François P''fit dresser un rôle des pauvres honteux, et une dis-