‹ Erreurs sociales et maladies moralesChapitre 29 sur 93 · Arch. Qén. de méd., 1904, n · texte numérisé non relu

Arch. Qén. de méd., 1904, n

ERREURS D*IIISTOTRE 115

« Très bien, prenez deux cuillerées par jour de cette préparation phosphatée. »

Nous ne savons siTexpUcation de M. Ferrier est juste. Ce qui paraît évident, c'est à la fois l'existence de ce phénomène bizarre et aussi sa localisation sur certains sujets de prédilection. La plupart ont des façons d'hystériques. Il semble qu'avec la répétition des séances balnéaires, l'aptitude à surnager s'atténue. Un neurologiste du siècle dernier. Pierre Pomme, traitant ses malades par les bains, écrivait cette phrase curieuse : « En raison du racornissement des tissus, les malades surnageront d'abord dans la baignoire, mais l'absorption d'eau par le tégument, les plongera tôt ou tard, au fond ». Sauf fantaisie imaginative de Pierre Pomme, c'est donc que ses clients au début n'enfongaient pas dans Teau.

La chose est parfaitement possible. Elle confirme nombre de documents qui nous viennent de l'antiquité et du moyen âge. Pline dit qu'en Scythie ' et ailleurs, ceux qui fascinaient et donnaient la mort par un regard — en un mot les sorciers du temps n'enfonçaient pas dans l'eau. — Vers le ix^ siècle, l'épreuve de l'eau froide se répandit en France. Les sujets suspects de sorcellerie étaient jetés à l'eau, les poignets attachés sous les jarrets. S'ils surnageaient, c'était le bûcher

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