Le Divorce, de Paul Bourget
cline et dont les éclaboussures boueuses et sordides souillent depuis vingt ans la noblesse et l'élévation des sentiments traditionnels.
Rien ne reste debout : le respect des supériorités et le sentiment de la vénération s'éteignent. Les femmes rangent dans les formules « vieux jeu » leurs devoirs d'épouse. Elles fuient les charges de la maternité et s'étonnent, quand par hasard un enfant leur est né, que ce dernier, après avoir débuté, à la façon d'un marmot odieux, finisse dans une peau de sceptique endurci et de vaurien sans conscience.