Revue vétérinaire^ !"■ mars
Tout cela ne nous ouvre guère jour sur la nature de la névrose chez l'homme. L'hystérie, dans l'espèce humaine, semble avant tout être le résultat d'une éducation défectueuse. Le sujet est nerveux ; ses réactions n'ont pas recule coup de fouet salutaire, j'entends, n'ont pas été corrigées par la fermeté d'un maître qui sait diriger et conduire. On remarquera que dans les hautes classes les filles uniques versent fréquemment dans l'hystérie. Le peuple recrute ses sujets hystériques auprès des filles nerveuses qui se sont élevées toutes seules, dans un foyer où ni le père ni la mère n'ont le temps de s'occuper d'elles. Au haut de l'échelle, l'enfant est gâtée ; elle est abandonnée dans les classes ouvrières. Dans les deux conditions, le résultat apparaît le même : la réflexion, la volonté, la suite dans les idées, autant de qualités absentes.
Les femmes hystériques n'ont point passé par l'école de dressage. Des /ibrations exagérées de leur système nerveux j(4llit en notes discordantes toute une gamme àt- lacunes et de tares, alors qu'une persévérance adroite dans le maniement de l'instrument mental aurait pu transformer tout cela en qualités de marque et parfois en originalité de haut relief.
Nous disons '< parfois », car l'hystérie, si elle indique richesse nerveuse, ne veut pas dire forcément richesse utilisable dans le sens intellec-