ARTE
embarrassant, surtout lorsqu'apparaît sur la partie antérieure du thorax et de l'abdomen, sans atteindre le dosni les membres inférieurs, unc éruption, rappelant à s'y méprendre l’exanthème rubéolique..Ce sont de pelites saillies rouges, groupées par plaques irrégulières, laissant entre elles des espaces de peau saine et affectant la disposition en croissant. Le malade nous signale dans la partie gauche du menton, au milieu de sa barbe, une croûte formée par du pus desséché, et sous Jaquelle le derme est mis à nu. Toujours pas de fièvre ; le pouls est à 80 pulsations, la température à 370.
Le lendemain 11 août, le pansement, souillé de pus, est enlevé, mais fortuitement il est modifié, au lieu de gaze iodoformée, on emploie de la gaze phéniquée pour y étendre la vaseline. Les jours suivants (12 et 13 août), le malade n'a pas souffert, le pus n'a pas traversé le pansement. L’éruption rubéolique du tronc a disparu, la croûte de la région du menton ne s’est pas reproduite, les vésicules des bras se sont affaissées. La suppuration des jours précédents élait si abondante que, sans indication spéciale, le pansement est enlevé le 14 août. Anotre grande surprise, il n’y a pas de pus dans le pansement : les mains sont recouvertes sur certains points d’un nouvel épiderme, et sur d’autres points présentent l’aspect d’une desquamalion furfuracée, que l’on retrouve sur les avant-bras et sur le tronc.
Les mains sont laissées à découvert, et huit jours après, le 17 août, le malade sort entièrement guéri.
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