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Elle simule à s'y méprendre l’érysipèle: La présence constante des symptômes généraux accentue l’analogie ; dans trois cas rapportés, deux par Taylor, un autre par le docteur Trousseau en 1887, la confusion eût été inévitable pour quelqu'un qui n’eût pas connu le mode de pansement employé.
La face, les paupières paraissent être son siège de prédilection, vingt-quatre heures snt suffi dans trois cas pour l'éclosion des accidents.
Il peut arriver que, sur une partie quelconque ou sur plusieurs parties au centre ou à la pénphérie des effervescences, l’épiderme soit soulevé sous forme d'une grosse bulle ; alors on à la forme bulleuse de l'érythème, ainsi Jonowsky a observé un cas se rapportant à cette variété, Koster-Syke en à rapporté une autre observation.
Il est bien entendu que cette forme est associée à l'érythème simple, vésiculeux, papuleux à des degrés divers.
L'érythème ortié a été rencontré une fois par Zeissl après dix jours d'incubation sans phénomènes généraux.
Enfin Walich a été témoin d’une éruption à caractères variables dans différentes régions du corps : aspect de brülure sur les mains, éruption vésiculeuse sur les avantbras, véritable éruption rubéolique sur le tronc.
Pour terminer cette étude des formes cliniques, nous dirons que Taylor, Zeissl, Janowsky, ont rapporté chacun un cas d'érythème simple sans complications générales.
Comme on peut le voir d'après ce qui précède, l'érythème 1odoformique esi un érythème multiforme (Hébra), qui prend suivant les degrés du processus congestif, des appellations différentes.
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La marche est aussi rapide dans la plupart des cas que le mode d'invasion.
Quant au pronostic, au diagnostic et au traitement de cette dermatite, nous le renvoyons au chapitre général re-
légué à la fin de cette étude.
Eczéma iodoformique.
Immédiatement après l’érythème, par ordre de fréquence, doivent être étudiées les éruptions eezémateuses d’origine iodoformique, moins fréquentes, mais aussi plus graves : elles représentent dans la statistique de Taylor un ensemble de huit observations dont l’analogie est frappante tant au point de vue de la forme que de la rapidité de l’évolution et de la gravité de la prognose. Le siège qu'elles affectent en général est subordonné au lieu d'application du médicament; cependant c'est surtout aux aînes, à la face, aux membres supérieurs qu'elles ont été généralement observées.
Dans d’autres càs elles sont généralisées àäïtout le corps : c’est ici qu'il faut faire rentrer en ligne de compte un facteur important dans leur étiologie.
Nous voulons parler de la diathèse eczémateuse qui crée un terrain propice à la récidive des accidents à la suite d'application d’iodoforme. Cette influence diathésique est on ne peut mieux démontrée par deux observations dues, l'une à Fabre de Commentry, l’autre recueillie dans le service Lucas Championnière 1887.
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Dans le 1° cas il s'agissait d’un syphilitique, qui avait eu
plusieurs atteintes d'eczéma et chez qui lapplication de
pommade iodoformée, détermina une poussée des plus rebelles.
Dans le 2° cas c’étaitun homme, porteur d'une légère plaie au sacrum, saupoudrée avec une très minime quantité d'iodoforme qui fut pris rapidement d’une récidive eczémateuse ; auparavant, il avait eu un eczéma rebelle à tout traitement pendant de longues années. Comme dans le cas de Fabre cette nouvelle poussée füt des plus graves.
L'eczéma iodoformique a un début brusque: dans cinq cas, la date d'apparition ne dépassa pas quelques heures après l'usage de la poudre. Chez deux sujets, 24 heurs furent nécessaires à l'absorption du toxique.
Dans un autre cas (Goodell) il fallu neuf jours pour lapparition de l'accident.
L'évolution a été dans quelques cas foudroyante : tel le cas de Canuzet qui fait le sujet de l'observation XII.
Les caractères de l’éruption sont rapidement dessinés.
Nous assisterons là au cycle complet de l’eczéma aigu.
La maladie commence par une rougeur punétiforme ou diffuse et un gonflement de la peau avec prurit intense, ou bien par des papules, eczéma papuleux, puis on voit apparaitre des vésicules qui pour la plupart, se rompent ou sont déchirées par le grattage.
C'est là la période vésiculeuse, eczéma humide et secré-
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tant. «Si l’on vient à soulever ou à enlever par le frottement les parois de ces vésicules, la surface de la peau mise ainsi
à nu offre une couleur rouge foncée, elle montre le réseau
muqueux dénudé, et présente de petites dépressions correspondant aux vésicules détruites (état ponctué de Devergic), l'eczéma rubrum. Le liquide de l'eczéma sort alors abondamment. » (Kaposi).
Après la période ‘vésiculaire variable suivant le degré diritation, la prédispositiôn individuelle, arrive la formation de croûtes et de squames. j
. Dans quelques eas la disparition des accidents est aussi rapide que l'avait été leur mode d'invasion.
Un grand appareil symptomatique accompagne ordinairement un eezéma iodoformique se développant sur des sujets prédisposés.
Dans 4 cas rapportés par Taylor il n’y eut pasde réaction bien marquée.
Dans la généralité des cas c'est l'eczéma madidans qui est observé.
Dans un cas seulement rapporté par Putnam l’éruption affecta la forme de l’eezéma rubrum,
Suivant qu'un traitement approprié aura été institué de bonne heure, ou qu’au contraire le sujet aura eu déjà des manifestations eczémateuses la maladie tendra à la guérison ou au passage à l’état chronique.
Purpura iodoformique
C'est surtout à propos des intoxications dûes à l'iodure de potassium que les auteurs out signalé la maladie de W'erlhoff au nombre des symptômes. Ricord en 1842, le
ÉRRTS professeur Fournier en 1877, signalèrent des observations de ce genre.
Mais l’iodoforme avait été hors de cause jusqu'à ce que Janowsky vint publier au congrès de Copenhagae 1884 la relation très intéressante d’un purpura iodoformique.
C'est à notre connaissance la seule observation de ce genre publiée jusqu'à nos jours. Aussi croyons-nous nécessaire de la rapporter dans son ensemble:
« Une jeune fille de 16 ans souffrait depuis l’âge de 6 ans d'un lupus situé au côté externe de la cuisse droite, immédiatement au dessous du trochanter. Autour d'un centre elliptique, formé par un groupe d'infiltration de lupus étaient établis de petits foyers de la grosseur d’une lentille, séparés entre eux par un tissu sain, enfermant semi-Circulairement la néoplasie centrale. Il existait un engorgement ganglionnaire à l’aine du côté droit. On racle les parties centrale: on sacrifie les nodules périphériques. Application d’un pansement typique à l'ioduforme. Le malade un peu nerveux, névropathique, (le père ‘était mort d'une sclérose de l'encéphale, la mère était hystérique) se porta très bien, On change le pansement le troisième jour, la plaie présente une multitude de points violets,de la grosseur d’une tête d’épingle, çà et là confluents, s'étendant jusqu'à la partie externe de la jambe,età l'hypogastre droit. Pas de malaise ni de symptômes généraux. Les jours suivants, de nouveaux points se développent et forment par leur réunion de grandes taches ecchymotiques. Ces taches occupent la face interne des jambes, les fesses, les côtés latéraux du thorax et la face postérieure de la jambe droite.
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Pas de douleurs articulaires, pas d’épistaxis, pas d'hémorragies gingivales, ou autres symptômes scorbutiques, pour expliquer ce purpura. Eu raison de la localisation de Ja maladie, et de l’absence des symptômes généraux on porte le diagnostic d'exanthème iodoformique.
La suspension du traitement amène la disparition du purpura. La plaie marche à la cicatrisation : on renouvelle le pansement à l'iodoforme, etune nouvelle éruption de petites taches de purpura se reproduit.
Il nous semble que rien n’est plus probant de l'origine iodoformique du purpura que cette contre-épreuve de Janowsky. On constate une éruption à la suite d’une application d’iodoforme : la suspension du traitement est suivie de la cessation des ace lents'; il y a récidive si on reprend le traitement.