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nombreuses possibilités de contagion, encore plus chez l’adulte.
La durée de la période séparant le contact infectant de l'apparition de l’érythème noueux est sujette à de légères variations de 4 à 6 semaines à 3 ou 4 mois au maximum. Ces chiffres sont souvent imprécis car il est rare de savoir exactement quand commence et quand se termine un contact. S'il dure longtemps ou est répété il est difficile d'établir le moment de la contamination. Dans quelques Cas où un contact isolé n’a pu avoir lieu que pendant quelques heures, Wallgren trouve un intervalle de 4 à 6 semaines, Lundius de 4 à 5 semaines. D'une manière générale on doit rechercher le contact dans les deux ou trois mois précédant l’érythème noueux.
Nous n'avons pas observé d’épidémie familiale d’érythème noueux, mais pour trois de nos petits malades nous avons pu prouver ia tuberculisation concomitante de frères ou sœurs soumis à la même source de contamination.
Une fois c’est une sœur aînée qu'on hospitalise pour une spléno-pneumonie au moment où s'installe l’érythème noueux de son frère.
Les deux autres fois on assiste au virage de la cutiréaction sans qu'apparaissent de foyers pulmonaires.
L'étude des épidémies récentes d’érythème noueux a toujours conduit à la découverte d’un contaminateur. Wallgren, Morquio, Landau, Lundius, Belfrage relatent des épidémies de familles, de crèches, d’immeubles, d'écoles où évoluent simultanément des érythèmes noueux et des primo-infections tuberculeuses sans érythème noueux ; chaque fois, grâce à une enquête médico-sociale serrant de près les faits, on retrouve dans la collectivité atteinte un cracheur de bacilles tuberculeux.
Tous ces faits concernent l’apparition d’un érythème noueux témoin d'une primo-infection tuberculeuse.
Mais l’érythème noueux peut survenir chez des sujets antérieurement tuberculisés. C’est là une éventualité rare. 1 est classique d’insister sur le caractère exceptionnel de son apparition chez un tuberculeux avéré.
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Cependant les récidives d’érythème noueux, pour rares qu'elles soient, ne permettent pas de considérer la seconde atteinte comme une manifestation de primo-infection.
Trois fois nous avons observé des érythèmes noueux chez des sujets dont l'allergie remontait à plus de six mois.
Nous avons eu chez l’un de nos enfants la notion d’une cuti-réaction déjà positive 4 ans avant l’érythème noueux. Chez deux de nos sujets adultes, nous avons constaté une récidive d’érythème noueux ; dans un cas, le premier érythème noueux s'était manifesté 6 mois auparavant en même temps qu'évoluait une syphilis sécondaire, la cutiréaction à la tuberculine étant positive au cours de la première atteinte. Dans l’autre cas, le premier érythème noueux avait évolué 7 ans avant et avait été suivi d’une hémoptysie.
Cet érythème noueux du sujet déjà allergique surviendrait, d’après Wallgren, dans des conditions étiologiques spéciales succédant à une maladie dite anergisante (rougeole, coqueluche, grippe) et faisant son apparition deux à trois Jours après la chute thermique de cette maladie. Quelques-uns de nos érvthèmes noueux, sans qu’on ait de renseignement sur l'existence ou l’absence d’allergie antérieure, ont paru être littéralement déclanchés par un état morbide non tuberculeux : angine diphtérique compliquée de paralysie, rougeole, torticolis fébrile marqué par des signes fonctionnels particulièrement intenses, injection d'anatoxine diphtérique ayant entraîné une grosse réaction fébrile.
L'érythème noueux est donc une maladie de l’enfance et de l’adolescence, survenant surtout au printemps et chez l'adulte, atteignant la femme avec une particulière fréquence.
Chez l'enfant comme chez l'adulte nous avons retrouvé dans 1/3 des cas une contamination tuberculeuse certaine.
Trois fois nous avons eu la certitude que l’érythème noueux survenait chez un sujet déjà tuberculisé et n’était donc pas l’expression d’une primo-infection tuberculeuse
Caractères cliniques de l'érythème noueux.
Nous n'avons pas l'intention de reprendre une description clinique complète de la maladie, mais d’insister sur certains caractères cliniques que nous avons constatés.
Nous envisagerons successivement :
1°Ces-caractères de l’éruption.
20 Les manifestations générales associées.
30 L'évolution à distance.
49 Le problème du diagnostic différentiel.