‹ Érythème noueux Et Infection TuberculeuseChapitre 25 sur 41 · LÉGER · texte numérisé non relu

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Sur les radiographies de nos 11 malades adultes, nous avons observé deux fois des images juxta-médiastinales analogues aux précédentes. Dans un de ces cas il s'agissait d’un érythème noueux récidivant. La première atteinte de 6 mois antérieure, ne s'était accompagnée d'aucune modification radiologique (mais la cuti-réaction était déjà positive).

Sur deux autres clichés nous avons constaté des opacités duffuses et non homogènes, accompagnées de signes cliniques de pleurite.

Etudiant 89 cas d’érythème noueux chez l'adulte. Giersten trouve une image hilo-pulmonaire normale dans 9 cas, des lésions hilaires dans 34 cas, des infiltrations pulmonaires dans 46 cas, dont 22 à localisation péri-hilaire.

La fréquence de ces ombres pathologiques a été relevée maintes fois au cours de l’érythème noueux par Kobert, Ernberg, Carlborg, Nils Levin, Wallgren à l'étranger, Debré et Renard, Grégoire en France.

Leur nature tuberculeuse un instant discutée est définitivement prouvée maintenant par la constatation des bacilles de Koch dans l’expectoration recueillie par lavage gastrique. Parfois l’image thoracique reste absolument normale au cours de l’érythème noueux et ceci ne suffit pas à affirmer l'intégrité anatomique des poumons : trois fois chez l’enfant et trois fois chez l’adulte, sans aucune lésion raaiologiquement visible pas plus sur des clichés de face que sur des clichés de profil et de trois quarts, nous avons trouvé dans l’expectoration un bacille de Koch virulent, signant l'existence d’une lésion invisible.

Un de ces cas est particuhèrement instructif : sans qu’on voit apparaître d'image pathologique dans les mois qui ont suivi l’érythème noueux, on retrouve un an et demi plus tard quelques nodules fibro-calcaires dans la région hilaire. La lésion pulmonaire initiale existait donc, mais indécelable par les rayons X. Elle fut prouvée pendant son évolution latente par la découverte de bacilles tuberculeux dans l’expectoracion, après sa guérison par l'apparition d’une cicatrice fibro-calcaire.

R. Mallet A

re.

La situation rétrocardiaque du foyer initial explique souvent sa latence, d’où la nécessité de toujours pratiquer les examens sous plusieurs incidences.

Mais une lésion authentique peut n’avoir aucune traduction radiologique. Ce fait s'explique pariois par le peu d'importance de la réaction périfocale. 11 faut de plus se rappeler comme le faisaient remarquer récemment encore le Professeur Robert Debré, Lelong et Mignon, que les rayons X ne montrent que des rapports d’opacité et que la lésion peut être invisible soit parce que son opacité propre est trop faible, soit parce que son opacité contraste trop peu avec celle des tissus environnants.

Dans un certain nombre de cas enfin, l'intégrité des poumons est absolue. Wallgren pense que certains érvthèmes noueux peuvent évoluer en même temps que des tuberculoses initiales à locahsation extrapulmonaire dont les manifestations cliniques peuvent être minimes, et passer inaperçues. Il apporte à l’appui de cette hypothèse quatre observations d’érythème noueux accompagnant une adénopathie cervicale tuberculeuse. Il estime qu’on peut se trouver en présence de localisations péritonéales, ou articulaires restant méconnues. I1 nous faut à ce propos mentionner les deux belles observations de Cibils Aguire concernant des érythèmes noueux faisant leur apparition au cours d’une inoculation tuberculeuse cutanée s’accompagnant d’une tuméfaction des ganglions satellites.

Les modifications radiologiques qui accompagnent l’érythème noueux sont enfin d'autant plus fréquentes que l'enfant est plus jeune.

En résumé : Dans 2/3 des cas, chez l’enfant il existe des modifications radiologiques importantes ayant tous les caractères des images de primo-infection.

Sur 11 examens radiologiques d'adultes, nous avons trouvé deux images de primo-infection et deux opacités diffuses de pleurite.

Lo —

Dans 6 observations enfin, malgré l’absence complète de signes radiologiques, le bacille de Koch a pu être mis en évidence dans l’expectoration : Ces faits ne peuvent être expliqués que par l’existence de lésions invisibles aux rayons X.

Réactions à la tuberculine des sujets atteints d'érythème noueux.

L'étude des réactions cutanées à la tuberculine au cours de l’érythème noueux a déjà fait l’objet de nombreuses recherches :

Un certain nombre de faits essentiels ont été constatés :

1° Les cuti et intradermo-réactions sont presque toujours positives.

20 La réaction est souvent très intense.

3° Dans un certain nombre de cas on a pu assister au virage d’une cuti-réaction négative.

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