‹ Érythème noueux Et Infection TuberculeuseChapitre 31 sur 41 · IÏJ. — CARACTÈRES DES CULTURES ISOLÉES · texte numérisé non relu

IÏJ. — CARACTÈRES DES CULTURES ISOLÉES

Un fait essentiel se dégage de leur étude : le caractère absolument exceptionnel de la souche isolée, retrouvé identique à lui-même à partir de tous les prélèvements.

En effet tous les ensemencements ont fourni des cultures présentant les caractères habituellement constatés avec ies produits contaminés par le bacille bovin.

— Ces caractères peuvent se résumer ainsi :

Les colonies obtenues sont rondes et lisses. Elles apparaissent tardivement (25 à 37 jours après l’ensemencement) et jamais la culture ne pousse dans tous les tubes à la fois (1 ou 2 sur 6 tubes ensemencés en moyenne). De plus, au moment de leur apparition les colonies sont très petites, aux limites de la visibilité.

— Un bacille humain habituel aurait au contraire donné une culture luxuriante apparue rapidement du 9e au 21e jour, complètement développée au 25° jour. Les colonies en grandissant très vite auraient acquis un aspect rugueux à bords irréguliers et des dimensions variables suivant leur nombre dans chaque tube.

Toutes ces cultures ont été repiquées sur milieux à l’œuf et sur pomme de terre glycérinée.

= Onobiente

— sur milieu à l’œuf une culture unie, en nappe, d’aspect luisant, blanc nacrée ;

—- sur pomme de terre glycérinée, après 30 jours d’étuve, une culture en nappe très maigre avec absence de voile sur le bouillon qui est troublé uniformément. Les frottis montrent qu’elle est formée par des bacilles courts, non granuleux.

Les mêmes résultats sont obtenus par de nouveaux repiquoges (2°, 3e, 4e repiquages).

Toutes ces cultures possèdent là encore les caractères assignés au bacille bovin.

Un bacille humain habituel aurait donné sur pomme de terre glycérinée entre le 15 et le 20€ jour une culture complète rugueuse avec voile surnageant le bouillon.

En plus des caractères de la culture et des résultats obtenus par son repiquage, un troisième ordre de faits est à retenir :

On a vu à partir de ces cultures composées à leur origine de colonies lisses et laissées à l’étuve, dans un délai de 60 jours à 4 mois, se différencier sur la patine lisse de la pomme de terre des colonies rugueuses. Nous avons ainsi assisté à un phénomène de dissociation classique pour les bacilles bovins et aviaires. En repiquant sur pomme de terre les colonies rugueuses de toutes ces cultures, nous avons obtenu des cultures à aspect humain classique.

En résumé : À partir du produit des deux lavages d’estomac et du nodule, nous avons obtenu par ensemencement direct et inoculation au cobaye une culture initiale dysgonique, typique, analogue à celle qu’on observe avec les produits contaminés par le basille bovin.

Par des artifices de laboratoire, nous avons transformé ces colonies lisses en souches humaines et eugoniques à colonies rugueuses.

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