‹ Érythème noueux Et Infection TuberculeuseChapitre 32 sur 41 · III — ETUDE DE LA VIRULENCE · texte numérisé non relu

III — ETUDE DE LA VIRULENCE

On était donc en présence d’un bacille bovin par ses caractères de culture, mais originaire de produits de la clinique humaine. |

Seul le titrage de la virulence pouvait nous permettre de savoir s’il s’agissait d’un bacille bovin ou d’un bacille humain dysgonique (en d’autres termes d’un bacille humain à caractères de culture anormaux).

R. Mallet 5

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Ces souches atypiques sont d’une rareté extrême, puisque sur un ensemble de 3.500 isolements, on n’en a obtenu que 27 souches.

Les premiers auteurs à les avoir observées sont Eastwood et Griffith, qui, en 1916, les ont isolées des tuberculoses 0sseuses de l'enfant.

Griffith retrouve à nouveau un bacille humain dysgonique dans les crachats. 11 obtient 4 souches sur 500 isolements pratiqués en Ecosse et au Pays de Galles.

Ce même auteur isole encore la même souche à partir d'une adénopathie cervicale tuberculeuse de l’enfant et d’une méningite tuberculeuse.

Tout récemment (1934) K. A. Jensen et Frimodt-Moll:r ont eu l’occasion au Danemark d’en obtenir 2 sur 2.500 types déterminés de souches de bacilles tuberculeux.

En ce qui nous concerne, les recherches de A. Saenz (1) seraient d’accord pour admettre la rareté de ces souches, puisque, parmi plus d’un millier de souches étudiées par cet auteur, ce serait la première, présentant ces caractères, décrite en France. Pour affirmer que nous étions bien en présence d’un bacille humain dysgonique, nous avons étudié sa virulence à l’égard du lapin et du cobaye. Cette étude nous a montré qu'il ne s’agissait ni d’un bacille bovin de virulence standard ni même d’un bacille bovin de virulence atténuée. En effet :

19 La souche s’est avérée tout à fait inoffensive pour le lapin

Les lapins inoculés à plusieurs reprises par la voie sous-occipitale et par la voie intraveineuse à la dose de 1/100 à 1/10.000 de milligramme et sacrifiés sont demeurés indemnes de lésions de tuberculose généralisée.

Les lapins sacrifiés de 4 à 6 mois après l’inoculation montraient quelques nodules circonscrits comme on en observe avec l’inoculation du bacille humain typique.

20 La souche s’est montrée d’une virulence tout à fait normale pour le cobaye :

Les animaux sont morts en moyenne de 3 à 4 mois

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