‹ Érythrocyanose sus-malléolaireChapitre 17 sur 38 · RARE · texte numérisé non relu

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lentement. Mais il n’en est pas toujours ainsi et bien souvent l'ulcération au lieude se cicatriser gagne en profondeur et aussi en surface. Il est à remarquer que de même que dans les abcès froids où l’on a une gaine tuberculogène qui limite la cavité purulente, dans l’érythème induré de Bazin il existe toujours une zone empätée et dure qui limite tout autour lulcération du nodule. Cet empâtement peut d’ailleurs envahir le tissu cellulaire sous-cutané sur lequel repose le nodule et il surélève celui-ci sur le plan général de la peau environnante. L’ulcération est circulaire, grisätre, atone, quelquefois un peu jaunâtre ; elle est taillée à pic, ou au contraire, ses bords descendent en pente vers le fond qui se trouve dans le derme sans jamais creuser au delà L'évolution se fait spontanément en un mois environ, la cicatrice qui en résulte est blanchâtre, déprimée, atrophique, et quelquefois entourée d’une zone pigmentée. Dans d’autres cas, le nodule ne s'ulcère pas, il diminue peu à peu de volume,devient plus mou, la peau qui le recouvre, reprend sa coloration normale, mais il peut subsister une plage atrophique qui permet de faire un diagnostic rétrospectif. L’érythème évolue par poussées et chaque poussée dure de un à trois mois.

La maladie décrite par Bazin a des rapports indéniables avec la tuberculose. La plupart des sujets qui en sont atteints, ont fait d’autres manifestations bacillaires, ganglionnaires, médiastinales ou pulmonaires dans de très nombreux cas. L’anatomie

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