‹ Erythrocytes et AnoxieChapitre 12 sur 35 · AE · texte numérisé non relu

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én 1904 : celle de P. ARMAND-DELILLE et A.

MAYER, et celle de C. FOA, essayant de faire une mise au point générale de la question.

ARMAND-DELILLE et MAYER (2), passant en revue les différents travaux effectués depuis P. BERT, les rangent sous quatre chefs

1°. -— Recherches faites sur l’homme dans des stations d'altitude, au moyen de numérations effectuées sur du sang prélevé à la pulpe du doigt : des résultats très différents ont ainsi été trouvés, nullement proportionnels à laltitude.

2°, ___ Recherches effectuées Sur des animaux en altitude : certains trouvent une importante augmentation des hématies et de Fhémoglobine ; pour d’autres, cette augmentation n’est qu'apparente par rapport au sang des gros vaisseaux qui ne varie pas ; enfin, certains auteurs ne €onstatent même pas de polyglobulie.

3°. — Les expériences faites au laboratoire sur des animaux placés en caisson pneumatique, montrent, dans certains cas, une polyglobulie avec de nombreux microcytes pour les uns, avec des macrocytes pour les autres. Certaines expériences, pourtant, ne montrent aucune modification sanguine.

4, — Les diverses études cytologiques sur la néoformation sanguine sont aussi contradictoires : petits globules, hématies nucléées, noyaux libres, noyaux en segmentation, et enfin, globules rouges normaux.

A cette revue générale, ARMAND-DELILLE

et MAYER ajoutent des résultats personnels, euxmêmes discordants, n'apportant aucune solution

au problème. En 1902, ils avaient, en effet, effectué deux ascensions :

1°. — La première au Dom des Mickhabelhoerner (Alpes Suisses : 4.554 m.) Ils constatent que des cobayes demeurés comme témoins au point de départ ont peu varié le taux de leurs hématies, alors que ceux transportés au sommet présentent une légère polyglobulie, d’ailleurs, uniquement périphérique et non proportionnelle à altitude.

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4°. —— La deuxième ascension est effectuée au sommet du Gornegrat (3.136 Im.). Les animaux stjournent dans une chambre chauffée, à l’H6tel de ce sommet. Cr, on ne constate chez eux aucune variation dans le nombre des hématies. Par contre, de retour à Paris, les auteurs constatent que ces mêmes animaux ont moins de globules rouges qu'ils n’en avaient au moment de l’expédition.

ARMAND-DELILLE et MAYER distinguent € l’hyperglobulie brusque d’ascension et l’hyperglobulie de séjour », et pensent, d'ailleurs, que € Ja notion d’hyperglobulie ne paraît rien moins qu'assurée »,

G. FOA(7,LES) passe en revue, lui aussi, les divers travaux effectués sur la question et constate, de même, la divergence des résultats. À la suite de recherches personnelles, au cours d’une ascension au Mont Rosa (Alpes italiennes, 4.560 m.), il aboutit aux conclusions suivantes

À 1.200 m., pas d’hyperglobulie,

A 1.800 m., pas d'augmentation immédiate des globules rouges :; mais celle-ci s’amorce au

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bout de quelques jours.

A 3.000 m., la polyglobulie se manifeste 8 à 9 heures après l’arrivée.

À 4.560 m., au bout de 8 à 10 jours, on voit apparaître une augmentation progressive des globules rouges et de l’hémoglobine à la fois dans le sang périphérique et dans le sang central. On note une hyperactivité hématopoïétique constatée sur la moelle des os qui se présente plus rouge à l’œil nu. A l'examen microscopique, on observe une notable augmentation des normoblastes, alors que jusqu’au 6° jour son aspect est resté normal,

Donc, à côté d’une polyglobulie relative et rapide, existe une augmentation des globules rouges réelle et due au réveil de lhématopoïèse, mais ne se manifestant qu’au bout de 8 jours.

Enfin, 36 heures après le retour en plaine, la polyglobulie périphérique disparaît, mais il subsiste un nombre d’hématies un peu supérieur à la normale.

En 1905, H. GUILLEMARD et R. MOOG (34), cherchant à expérimenter à des altitudes plus élevées que leurs prédécesseurs, choisissent le plus haut sommet d'Europe, le Mont Blanc (4807 m.). Partant de Paris avec ® animaux : 3 cobayes et 6 rats dont 4 splénectomisés, à leur arrivée, ils les installent dans la cuisine de l’observatoire où la température reste constamment entre 12° et 1. Les animaux ne semblent pas souffrir de leurs nouvelles conditions de vie. Au bout de 5 jours, !?s examens hématologiques font apparaître les faits suivants

1°. — Polyglobulie dans le sang périphérique, dans tous les cas, dès le deuxième Jour.

2, __ Diminution du nombre des hématies

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